C'est un comble. Il faut aller à Amsterdam pour découvrir un amoureux des femmes parisiennes. Exotique.
Peintre belge, Alfred Stevens a connu le succès après avoir interpellé Napoléon III avec un tableau. A l'exposition universelle, ce dernier découvre l'œuvre, ce que l'on appelle vagabondage, et s'interroge sur les arrestations des plus pauvres.
A partir de ce moment, Stevens devient une star de la capitale française. Les commandes s'accumulent et l'homme devient rapidement obsédé par les bourgeoises françaises.
En 1860, il abandonne son souci de réalisme historique pour une période de portraits de femmes riches dans des décors luxueux. L'atmosphère est suave et reflète le Paris de la fin du XIXe Siècle.
Pourtant c'est Amsterdam qui célèbre le peintre belge amoureux des Françaises. Les toiles sont pleines de volupté. Le style réaliste se fait plus doux et l'artiste capte la diversité de la condition des femmes.
De la sage femme au foyer accrochée à ses enfants jusqu'à la femme fatale, en passant par les troublants portraits de Sarah Bernhardt. Tout cela est futile et léger: pourtant il subsiste un trait assez génial de l'artiste, qui capte toutes les dualités de la situation.
Exposition exotique, elle se cache en plus au musée Van Gogh. La découverte d'Alfred Stevens est le petit plus d'une visite déjà bien jouissive. Un euphorisant bien plus original que ceux que l'on trouve dans les coffee shops!
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 12/02/2010