Un côté post-punk qui se retrouve dans les dix titres aussi consistants les uns que les autres : bienvenue dans l'univers synthétique de Deplhic.
A Manchester, la pluie et les briques doivent forger l'esprit musical à ce brin de noirceur. Mais les Mancuniens disposent souvent de ce côté catchy, que l'on retrouve non-stop dans cet album révélation. A l'image de This Momentary, hymne à base de gentils BPM qui restera dans les annales de l'indie rock à la sauce électro.
Les synthés de furieux, notamment dans Acolyte, feraient planer un cartésien de première. Il y a une bonne dimension à faire transpirer le dance-floor dans l'opus de ce trio en quête constante d'un son venu d'ailleurs.
Mais Delphic, c'est aussi une guitare bien présente grâce à Mark Cocksedge. Et une perte de repères sonores via la soif intarissable de Richard Broadman à alterner les instruments. James Cook au chant donne le coup de grâce. On aime sa rage sur Clarion Call.
Halcyon a tout pour être l'un des tubes du printemps. Les beats accrocheurs ont de quoi rentrer pour un bon moment dans la tête, répondant à un refrain entêtant de James Cook.