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Vendredi 18 Mai 2012Musique

 A time for eveything

A time for eveything

Yaron HERMAN

(Laborie – 2007)

Et ta critique ?




Remercions Saint Keith Jarrett ! Prions pour l’archange Brad Meldhau ! Dans le paradis du jazz, un nouvel ange vient d’apparaître ! Yaron Herman est un épatant pianiste qui triture le genre et s’aventure vers des reprises audacieuses. Prenez le temps de le découvrir.

Un temps pour tout ! C’est ce que dit le titre du nouvel album de Yaron Herman. On vous suggère de prendre du temps pour être attentif à ce nouveau prodige du piano. Vous découvrirez tout ce qu’il y a de bien dans le jazz.

Ce que suggère le pianiste, c’est d’abord une grande ouverture d’esprit. La première chanson est simplement la reprise de Bjork, "Army of me". Le style est moderne. Ca bidouille les sons mais très vite les instruments prennent le contrôle et vous embarquent dans un vrai trip jazzy assez jouissif.

Car très vite, le compositeur montre qu’il connaît ses classiques jouant sur des partitions plus classiques, pleine d’espièglerie comme "Stompin’", au swing irrésistible. Il sait aussi maîtriser des parties plus éthérées mais d’une beauté flagrante.

Le musicien israëlien est talentueux mais se sert habilement du talent du contrebassiste Matt Brewer et du batteur Gerald Cleaver. Le talent du pianiste avait éclaté sur son album solo, Variations. Il sait partager ses plaisirs et cela se ressent à chaque morceau de ce disque élégiaque.

Car mine de rien, le bonhomme arrive s’emparer de morceaux efficaces comme ceux de Police (l’obsession de Herman), Leonard Cohen (l’impressionnant "Hallelujah" immortalisé par Jeff Buckley) ou encore Britney Spears. Sur ce dernier morceau, "Toxic", le musicien transcende avec une aisance déconcertante, l’aspect radio commercial de la chanson de la blonde texane.

En 14 titres, Yaron Herman prend tout son temps pour aspirer l’auditeur dans une tempête de talent. Son disque emprunte tout ce qu’il y a de mieux au jazz et au piano. Ca faisait longtemps que l’instrument n’avait pas révélé un tel brio. On attend de se savoir s’il n’y a pas trop d’esbroufe derrière tout cela !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 21/12/2007