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Vendredi 18 Mai 2012Musique

 A l'International

A l'International

. HOOKA HEY

Concert du 19 janvier 2010

Et ta critique ?




Ce café-concerts gratuit (Paris 11e) propose des live sept jours sur sept. Forcément, le mélomane y déniche de bonnes surprises. Mardi, Hooka Hey et son rock mâtiné de blues a fait son effet. Retour sur un show brut et organique.

 

 

Pas mauvaise cette première partie… Bien que les jeunes rockeurs de Blue Paranoïa oscillent entre trop de genres. Comme des néo étudiants - qu’ils doivent être - se cherchant une orientation, leurs compositions inspirées de Muse et M avec un côté Second Sex divaguent trop. Idem pour la voix du leader qui monte à la Freddy Mercury 30 secondes avant d’enchaîner vers un timbre trop bas. Ce trio dispose d’un bon potentiel, l’applaudimètre l’a confirmé.

Eux aussi sont trois, la trentaine naissante. Hooka Hey (ex Sentenza) n’a pas eu droit aux demandes d’autographes des midinettes venus pour Antoine, bassiste gosse-beau passé juste avant. Mais à voir l’attitude des zicos repérés par Nova et Ouï FM, c’est pas le genre de la maison.

Trois grands secs, avec un leader à la gueule d’ange qui chante tel un démon, ça met forcément le feu. Pas le démon dégueulasse qui gueule chez Hugo. Non, du démon à la King of Leon. Croix et colliers posés sur tee-shirt blanc moulant qui laissent apparaître une pilosité virile, pas sans rappeler le style vestimentaire des mecs de Nashville. Une attitude similaire aussi à mettre la guitare au cœur de leur musique.

Dès les premières notes, des effluves de REM se font sentir : quelques ballades se cachent entre des titres puisés aux origines du rock. La country s’invite parfois. Sans tomber dans le rockabilly, la complicité patente entre ce chanteur-guitariste et le bassiste fait monter les « A poil », « Du rock & roll » et autres invectivesd’un public plus âgé… et plus bourré. Et quand un pseudo punk lui lance :
« Allez, une dernière et au lit », Hugo rétorque
« Ouais, toi si tu veux, mais pas moi ».

Trop tard pour répondre, des riffs à donner des acouphènes reprennent le dessus.

Le blues s’invite dans les derniers titres. Les accords laissent place à un exercice digital à faire pâlir un magicien. Fini le haut du manche, Hugo flirte avec la base de sa gratte. La batterie amplifie ce joyeux bordel. Ces mecs transpirent l’esprit rock. Ils n’ont pas à surjouer.  
Du rock quoi .




Thomas Delavergne

© Etat-critique.com - 26/01/2010