Avec Mickey Rourke, Kim Basinger, Margaret Whitton et David Margulies - Metro goldwin Mayer - 1h55
Et ta critique ?
Basinger est chaude comme une baraque à frites mais il pleut sur New York. Que c’est triste l’érotisme des années 80!
Adrian Lyne est l’un des cinéastes les plus timorés de l’histoire d’Hollywood. Un spécialiste de la provocation frigide. Le genre de type qui te promet du scandale et qui te renverse à la figure une tonne de morale bien réac. Un réalisateur responsable de choses assez odieuses comme Liaison Fatale (ou la matrice du polar érotique qui fera les beaux jours d’Hollywood Nights) ou Proposition indécente.
On lui doit néanmoins un excellent film d’épouvante , L’échelle de Jacob et le fameux Neuf semaines et demi qui installa dans les cieux, l’étoile Kim Basinger. C’est vrai qu’elle est belle. Une icône des années 80. Une excellente actrice à la filmographie très inégale. De J’ai épousé une extraterrestre à LA confidential, la blonde n’a pas toujours fait des choix judicieux.
Heureusement, elle a eu le courage d’être sensuelle dans 9 semaines et demi. C’est la seule chose à sauver de ce gros clip complètement eighties où Mickey Rourke n’a pas encore la tête d’un dessin de Picasso.
Il joue le dandy mystérieux en humidifiant ses grosses lèvres. Il lance des regards fiévreux dans les supermarchés à la belle divorcée qu’interprète Kim Basinger. Il est Golden Boy. Elle travaille dans une galerie. La passion sera torride mais le film étrangement plat. Dans les années Fric, le règne de l’apparence est sublimé par ce film.
Bien entendu il y a le striptease légendaire de l’actrice. Autrement c’est le vide abyssal. La musique est une compilation de sons affreux. L’histoire traine en longueur plutôt qu’en langueur. La seule chose qui interpelle encore reste l’ambiance de la ville entre les quartiers crades de la ville et l’aspect moderne de New York. L’office du tourisme de Big Apple peut dire merci au film d’Adrian Lyne.
9 semaines et demi est un film gris. Sans vraiment de passion. Une œuvre de clippeur. Sans âme. Sans cœur. Une belle coquille vide. Bon sang, la chaire est triste dans les années 80.