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Vendredi 18 Mai 2012Cinéma

 6e sens

6e sens

M.Night SHYAMALAN

Avec Bruce Willis, Haley Joel Osment, Olivia Williams et Toni Colette - 5 janvier 2000 - Buena vista entertainment

Les commentaires

Thibault

Le 21/01/2009

Moi j'ai trouvé ce film très très moyen à l'époque. Qu'est-ce qu'on s'y ennuie !
Et ce ne sont pas les cinq dernières minutes qui renflouent l'épave !

Et je ne parle pas de ses autres navets : Incassable est prodigieux d'inintérêt, et Signes est au comble du ridicule. Non ?

Et ta critique ?




Nanars, chefs d'oeuvre, séries B, curiosités... Etat Critique vous offre une rétro de la décennie écoulée tout en dvd. Aujourd’hui, retour sur un succès toujours aussi surprenant.


6e sens a imposé M.Night Shyamalan dans la cour des grands. Ou plutôt installé ce petit cinéaste dans une mégalomanie qui allait bousculer l’entertainment hollywoodien.

Pourtant il s’agit bien d’un film très austère. La grande idée du film est de prendre une star du cinéma d’action un peu déclinante et de lui demander de faire la tronche pendant tout le métrage. Bruce Willis traîne une silhouette lasse et triste.

C’est cela qui surprend le plus. Et cela cache très bien le fameux final twist qui va devenir la marque de fabrique du réalisateur. Pour planquer son retournement de situation, Shyamalan s’occupe du spectateur, cherche une complicité avec lui et propose un fantastique au naturalisme étonnant et abordable.

Il filme une histoire de fantôme comme un drame réaliste. Il fera pareil avec les super héros dans Incassable ou les aliens dans Signes, deux films nettement plus intéressants sur le système Shyamalan. Mais on voit le style naître dans 6e sens.

Les tours de passe-passe narratifs de Shyamalan vont faire école tout le long de la décennie. Il est étonnant de voir qu’un film sinistre ait autant touché le public mondial. Cela dit le propos est d’une rare intelligence, entraînant le fantastique vers des contrées psychanalytiques.

Un peu prétentieux, le film est une redoutable réflexion sur l’enfance, lorgnant du coté du chef d’œuvre, L’autre. L’enfance n’est jamais un monde merveilleux pour bisounours. Les terreurs de l’enfance sont décisives.

Sûr de son coup, Shyamalan s’imaginera comme le sauveur du l’industrie hollywoodienne. Il tombera dans le piège de son propre système. Il nous fera bien rigoler avec La jeune fille de l’eau et son rôle quasi christique. La grosse tête du réalisateur s’est finalement cognée partout et c’est dommage car il y a beaucoup d’intelligence chez ce jeune cinéaste.

En tout cas son cinéma a marqué le cinéma de ce nouveau millénaire. Shyamalan, agaçant et doué, a remis le réalisateur au cœur de la création hollywoodienne. Même si le film n’est pas le meilleur, il restera une date importante. La mise en scène est de retour!

A voir aussi:

Incassable

Signes

Le village

La jeune fille de l'eau

Phènomenes


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 21/01/2009