Avec Joseph Gordon Levitt, Zooey Deschanel, Matthew Gray Gubler et Geoffrey Arend - 20th century fox - 30 septembre 2009 - 1h36
Et ta critique ?
Une comédie sentimentale américaine, pas mièvre et sans mariage heureux à la fin. On est forcément preneur.
Tom rêve du grand amour. Il a un idéal au fond de son petit cœur et il sait que son destin s’accomplit lorsqu’il découvre la nouvelle secrétaire de son boss, Summer.
De grands yeux bleus et une silhouette légère lui font perdre la tête. Ses deux copains savent qu’ils vont au devant de graves problèmes. Summer est persuadée que l’amour n’existe pas.
Le romantique pour une fois est un homme et le cynisme compose le personnage féminin. Ce petit retournement de situation est l’une des bonnes idées de 500 jours ensemble, un film règlement de compte joliment filmé et magnifiquement interprété.
Car la vraie idée du film c’est son couple de comédiens. Découvert dans la série 3e planète après le soleil, Joseph Gordon Levitt a évité les carrières pathétiques des enfants stars en grandissant dans des œuvres complexes comme Mysterious skin ou Brick.
Ici, il est parfaitement séduisant en grand sentimental perdu dans les émotions fortes. En face de lui, il est difficile de résister au charme de l’excentrique Zooey Deschanel. Elle vole en ce moment, à Jennifer Connelly, le titre de regard le plus fascinant du cinéma.
Comme toujours, elle joue une partition tout en décalage et en humour élégant. Ces deux là forment un vrai couple de cinéma. Ca ne minaude pas. Ca ne fait pas des grimaces. Ca ne rassure pas avec un baiser final. 500 jours ensemble est un film de rupture.
C’est assez rare pour le signaler. Le réalisateur en fait un peu trop au niveau de la mise en scène. Trop stylisé, le film manque d’authenticité à certains moments mais il sait nous amuser sur les affres de la séduction, du désir et finalement de l’amitié.
500 jours ensemble propose autre chose que " le film où deux êtres peinent à se trouver, avec des seconds rôles truculents et un happy end mielleux ". C’est autre chose. C’est presque nouveau. C’est frais. C’est futé. C’est plus d’une année de calvaire pour le héros mais c’est une heure de demi de plaisir pour nous !