Les vampires de cette série échappent à tout romantisme et offrent une saga distrayante. Presque angoissante.
La première bédé a donné un excellent film d'horreur avec des vampires furibards. Une vraie meute sans pitié pour les humains. La bédé a développé cette idée assez simple et géniale. Aux extrémités du Monde, les nuits durent des mois donc il n'est pas anormale d'y croiser des vampires affamés.
Les hommes deviennent les cibles de monstres sombres et inquiétants! Au bout de quatre tomes, l'inspiration a fini par geler et le dessin a frisé une abstraction presque illisible. La ville de Barrow a nourri cependant une vraie saga pleine de sang et de fureur. Un peu trop dans le quatrième tome.
Steve Niles a abandonné la série. Seul aux commandes, Ben Templesmith s'échappe des sentiers battus mais toujours enneigés. Au lieu de poursuivre la saga dans l'Alaska, il remonte le temps.
Il nous entraine dans le Nord de l'Europe. Les Nazis chassent les Communistes. La guerre est totale et les deux camps vont découvrir un ennemi commun. Aux racines du mal, le dessinateur retrouve la rage des premières pages de 30 jours de nuit.
Le dessin est toujours furieux et bizarre. Il est plus déchiffrable et fait suffoquer autour de quelques soldats poursuivis par de cruels vampires et une petite chef assez effrayante.
Ca se lit comme on regarde une bonne série B. C'est un peu inconséquent mais on s'amuse beaucoup. Un plaisir un peu coupable mais une lecture nocturne qui peut faire son petit effet.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 25/06/2011