L'électro envahit le Printemps. A côté des Anaïs et autres têtes d'affiches, Etat-Critique préfère ne pas oublier les Découvertes. L'essence même du festival.
Côté têtes d'affiches, hier soir, Arthur H ouvrait les hostilités. "19 h, c'est l'heure à laquelle, on file à bouffer aux poules dans le Cher". Oui, Monsieur danse avec Madonna mais ça manque un peu d'énergie tout ça.
Pour la ouache, Anaïs a présenté un grand show avec sa robe en frou-frou. La Marseillaise a fait rire son public et s'est crue au Vélodrome un moment. "J'ai toujours rêvé de chanter dans un stade foot", demandant en public de faire les choeurs bourrins. Et quand son guitariste avait des problèmes avec son instrument, la boule de nerfs à la voix mélodique se remettait en mode Cheap show. Du lien entre les chansons, une alchimie parfaite avec ses musiciens, des blagues et du rock : merci mademoiselle.
Dominique A a été sublime en solo, salle du Duc Jean, plus tôt dans après-midi. "Je veux revenir à plus de simplicité", nous a -t-il confié. Petits veinards, la semlaine prochaine, vous aurez une interview du nantais exilé à Bruxelles !
Ne comptez pas sur nous pour savoir ce qu'ont fait Ayo ainsi qu'Amadou et Mariam, on était dans le off. Pas forcément besoin de débourser 30 € pour se faire plaisir... Des poussettes qui côtoient des teuffeurs en transe sur Pharell, c'est ça aussi Bourges.. L'Orléanais du collectif Fluokids a bien géré le mix electro, sur la scène de la région Centre. En revanche, grosse déception en terme de visuel.
On se marre bien aussi autour d'une bière en entendant un piètre rappeur, sur une petite scène. "De Paris à Marseille en passant par la Charité-sur-Loire, respect"...
Le lieu à fréquenter s'appelle le 22. Deux salles de 350 places où les Découvertes s'enchaînent. Mercredi, mi-punk mi-metal, les sosies de Marylin Manson et d'Iggy Pop, en version chauve comme un oeuf, ont retrourné la partie Ouest. Les androgynes de Dead Sexy Inc ont tout donné, hurlant dans l'oreille des premiers rangs en sueur. Une voix d'enragé et des riffs lourds. Total Respect. Encore plus quand le pied de mirco vole sur un photographe !
Juste avant, côté Est, les Japonais Detroit 7 rappelaient Archive en version plus trash. Des montées progressives. C'est pas rock, mais les boules Quiès s'imposaient.
Hier soir, rebelote. Retour au 22, mais pour une soirée électro. Pulpalicious a joué dans des sonorités acides. Avant de rebondir dans des trucs bien graves. Les quatre DJ de Bourgogne sont une belle bande de branleurs. Dans le bon sens du terme ! Le public a bien bougé.
Beat Torrent a conclu la soirée. Les deux DJ, eux aussi français, font honneur au pays. Des tueurs ! C'est tout simplement le meillleur set vu depuis des années. De Daft Punk à Nirvana via Run DMC, ils retournent tout. Des doigts en or. A découvrir d'urgence.
Les nuits sont courtes à Bourges. Mais on prendra le temps de dormir dimanche soir. Ce serait dommage de ne pas se gaver.
- Bon gavage, Thomas ! (ndlr)
Thomas Delavergne
© Etat-critique.com - 24/04/2009