Avec Kiefer Sutherland, Annie Wersching, Mary Lynn Rajskub et Carlos Bernard - un coffret - 20th century fox -
Et ta critique ?
Jack Bauer continue de courir comme un lapin Duracell. La grève des scénaristes lui a fait du bien : cette septième saison retrouve un second degré bienvenu !
Il y a de fortes chances que le héros de la série 24 heures chrono reste l’un des symboles des années 2000 avec son patriotisme en bandoulière et sa facilité à torturer !
La série aura hérité de tous les doutes américains post 11 septembre. Jusqu’où peut on aller au nom de l’Amérique et de sa sauvegarde ? Puisque c’est de la télévision, Bauer restera toujours plus sympathique que n’importe quel néoconservateur de l’administration Bush!
Mais tout de même ! Au bout de six saisons, on était en droit de se poser la question sur le zèle de l’agent secret, adepte de la manière forte : tu tires et tu poses les questions ensuite… avec une telle méthode, il ne fallait pas s’étonner de voir une enquête s’éterniser sur 24 heures !
De plus en plus énormes, les ressorts lâchaient dans la sixième saison. La grève des scénariste a empêché la septième de démarrer tout de suite. Jack a pu se reposer et les scénaristes ont tenté de remettre un semblant d’ordre dans leur concept narratif et temporel.
Chaque épisode correspond toujours avec une heure mais cette fois ci, l’agent Jack Bauer récolte le fruit de sa guerre contre le terrorisme ! Enfin il rend des comptes. Le gouvernement n’est plus le même ! Le voilà coincé dans un tribunal accusé de toutes les violences qu’il doit assumer.
Amusante idée qui prouve que les temps changent. Cependant le FBI va vite avoir besoin de lui et ses méthodes musclées pour neutraliser un complot contre la présidente autour d’un général africain et une société secrète très puissante.
Jack court, tue, téléphone, grille les priorités, sort de la légalité ! Cette fois ci il doit s’excuser de le faire ! Cela soulève un étonnant second degré qui ne manque pas de faire sourire. C’est très rare de voir un héros américain demander pardon pour ses destructions en tout genre. D’habitude il se cache derrière la liberté patriotique !
L’intrigue est aussi loufoque que les précédentes saisons (après la troisième saison, ca devient un peu grotesque) mais la remise en cause du héros permet de renouveler l’intérêt et introduit une drôlerie inattendue. Cette saison est donc haletante et enfin on veut bien défendre cet agent jusquauboutiste et radical. Un marginal, héros d’une série, ca doit être signalé !