Le plus gros budget du Japon débarque sur nos (quelques) écrans. Préparez vos mirettes à un gros patchwork de références très locales. Déconcertant.
Kenji et ses amis imaginent sur un gros cahier la fin du Monde. Nous sommes à la fin des années 60 et nos petits héros ont de l’imagination, cachés dans une cabane en fougères. A l’aube de l’an 2000, les visions de Kenji semblent se réaliser.
Lors d’une réunion d’anciens élèves, Kenji retrouve ses camarades et comprend qu’ils doivent affronter une terrible secte apocalyptique, qui s’est emparé des écrits de jeunesse de la petite bande.
C’est ennuyeux pour les héros et complètement délirant pour les spectateurs. Tiré d’un manga à succès, 20th century boys est une œuvre cent pour cent japonaise. Ce qui veut dire : le spectateur français va être déconcerté par ce (très) long métrage entièrement issu de la culture nippone.
Il y a donc des robots, des gamins, la fin du monde, une secte assassine, du rock à bon marché, des petites filles à socquettes blanches et des grosses interprétations bien appuyés de comédiens qui ressemblent à des vieilles stars du rock ou des fonctionnaires.
C’est relativement hallucinant. Enorme budget, le film est d’une longueur un peu pénible mais la curiosité est bien au rendez vous. Le scénario brasse toutes les angoisses de la société nippone dans un ensemble bizarroïde, suivant scrupuleusement la bande dessinée initiale.
Cela donne un coté feuilletonesque au film. Ca part dans tous les sens et il faut vous prévenir, ce n’est que la première partie d’une saga qui s’annonce vraiment atypique. Pour les amateurs d’exotisme, ce film est parfait. Pour les autres, réécoutez simplement le titre de T.rex qui donne son nom au film. Chacun ses petits plaisirs !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 20/01/2009