Henny
Jan31

Henny

Elisabeth Rose Stanton raconte là une histoire à laquelle on a envie de croire. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas si extraordinaire que ça une poule avec des bras ? Ça doit être bien embêtant mais pas tant que ça finalement.

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Into the Woods
Jan30

Into the Woods

Disney produit mais s’offre une maladroite psychanalyse des contes qui nourrissent son compte en banque! Les ruptures de rythme sont parfois difficiles. Le ton est parfois glaçant, osant révéler les horreurs qui se cachent derrière les histoires pour nos bambins.

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The Third
Jan30

The Third

Mais le groupe a un peu perdu de son charme dans l’histoire. Le producteur est rigoureux: ca vire à la démonstration au détriment du plaisir et de la fraternité qui explosaient dans l’effort précédent. Mais il ne faut pas bouder non plus son petit bonheur de musique fifties.

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Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet
Jan29

Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet

Ça y est, ils sont enfin revenus ! Les Caramels fous, troupe de chanteurs et comédiens gays, est de retour pour notre plus grand plaisir. Et le leur aussi, visiblement. Ils ont l’air tous tellement heureux d’être sur scène, de nous offrir ce moment de bonheur et d’éclats de rire que, forcément, ça rejaillit sur la salle, conquise d’avance cependant. Les Caramels, c’est une aventure incroyable, qui dure depuis plus de trente ans. Depuis le début, ces fous chantants ont leur cohorte de fans, leurs adeptes inconditionnels. Et peu importe que l’auteur change –Michel Heim vient de laisser la place à Antony Puiraveaud – que de nouveaux comédiens en remplacent d’autres, le public est là, fidèle au poste. Les Caramels sont bénévoles et pourtant, bien des troupes professionnelles pourraient les prendre en exemple. Cela dit, c’est un bénévolat particulier… Un vrai sacerdoce. En effet, chacun des volontaires sait qu’il signe pour une période donnée (qu’il peut ou non renouveler) durant laquelle ses loisirs vont être presque totalement couleur caramel. Répétitions, apprentissage du chant et de la danse, coup de main pour les décors, la couture et j’en passe : le temps libre est consacré au futur spectacle. Et ça marche. Mais qu’ils en ont fait, du chemin, depuis Les Dindes galantes ! Ah, l’incroyablement hilarante Madame Mouchabeurre et Pas de gondoles pour Denise… Textes détournés, personnages féminins étonnants, petits clins d’œil à l’air du temps… Chaque fois, le bonheur est au rendez-vous. Cette fois, la troupe nous accueille au Crazy Pony Saloon et nous reviennent en mémoire les films de western de notre enfance, sans oublier les BD de Lucky Luke… Il y a Ma, les danseuses, la Cheyenne, le croque-mort, le chercheur d’or, bref personne n’est oublié. Mais ô surprise, dans cet univers très macho arrive un charmant coiffeur. Et là, l’histoire dérape et nous entraine dans des péripéties toutes plus loufoques et tendres les unes que les autres. Le décor, sobre et réaliste à la fois, est à la hauteur et les costumes sont particulièrement réussis. Des danses country et des bavardages surréalistes font écho aux voix, dont certaines sont particulièrement belles. Xavier Sibuet, croquemort déjà remarqué en marin dans Madame Mouchabeurre, nous donnerait des frissons. Et il faut entendre Thierry Quessada chanter « Femme d’1mètre 80 » pour saisir totalement l’univers des Caramels. Laury André, inoubliable Bécassine de Mme Mouchabeurre –sans oublier son clin d’œil à Britney Spears dans Pas de gondoles – est toujours aussi doué, qu’il chante, qu’il grimace, qu’il danse. Il est là depuis 2003 et, espérons-le, pour longtemps encore. Laissez-vous entrainer dans ce saloon d’un autre temps, venez rire en reconnaissant des musiques familières, laissez-vous bercer par cette...

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Foxcatcher
Jan28

Foxcatcher

Tout est improbable mais tout est vrai. John Du Pont est un manipulateur qui gâche tout. Mark Schultz n’est pas futé. Le frère était un pilier solide, respecté, apprécié et intelligent. Mark le jalouse. John finalement le déteste car son argent ne peut pas acheter ses qualités!l

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Sweet Sixtine
Jan28

Sweet Sixtine

C’est un peu daté. Mélanie et Eric refont les années 90 et la house qui commençait à faire secouer les popotins de la planète entière. Cet aspect rétro a quelque chose de romanesque comme si le duo était à la recherche du temps perdu.

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La Hache et le Violon
Jan27

La Hache et le Violon

Sa faculté à raconter sans dévoiler, à choisir ses mots et composer ses phrases pour faire avancer son récit en lui donnant de faux-airs de surplace. Son talent pour entretenir un certain mystère jusque dans les faits les plus ordinaires. Sa propension à aborder, en profondeur, des thèmes aussi importants que le pouvoir, l’utopie ou la résistance collective.

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Six personnages en quête d’auteur, Théâtre de la Ville
Jan27

Six personnages en quête d’auteur, Théâtre de la Ville

Emmanuel Demarcy-Mota restitue fidèlement la géniale intrigue de Luigi Pirandello et parvient même à l’embellir par sa mise en scène grandiose.   Six personnages entrent dans un théâtre, cherchant un auteur pour représenter leur drame, qu’ils prétendent aussi vrai qu’ils sont vivants. Là, dans la salle où un directeur répétait avec ses acteurs, la mise en abyme imaginée par Luigi Pirandello peut alors commencer. Pour le directeur qui veut bien se montrer indulgent et s’interrompre pour écouter leur récit, aussi saugrenu soit-il, les personnages ne peuvent ni jouer, ni être vrais, car ceux qui jouent ce sont les acteurs, ces mêmes acteurs qui donnent vie, alors que les personnages, eux, restent dans le texte.   Fidèle aux précises consignes laissées par Luigi Pirandello dans ses didascalies, Emmanuel Demarcy-Mota parvient, par des placements impeccables et des éclairages parfaitement orchestrés, à ce que les six personnages ne puissent pas être confondus avec les acteurs de la troupe. Pourtant, confrontés à des personnages vivants, très vite, ces acteurs ne trouvent plus leur jeu et personne ne semble plus savoir ce qui sépare le réel du fictif, le vrai du faux, et surtout, où commence et s’arrête le théâtre.   Un directeur peut-il mettre en scène la vie? Ne faut-il pas forcément l’écrire puis la représenter par l’intermédiaire de comédiens,  comme si seuls des professionnels étaient susceptibles d’atteindre le vrai? Toutes les questions posées par Luigi Pirandello sont magnifiquement posées de nouveau par Emmanuel Demarcy – Mota et sa troupe et on se retrouve autant subjugué par la force du texte que par la beauté de la scène: ses ombres, ses lumières,  ses décors,  son rythme et ses effets techniques d’une esthétique parfaite (texte qui s’envole, manteaux qui dansent dans les airs).   Du grand théâtre.     Jusqu’au 31 janvier 2015 au Théâtre de la ville...

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Wild
Jan26

Wild

Nous sentons aussi d’emblée que ce périple sera bénéfique pour Cheryl et riche en enseignements à travers le contact – ou l’affrontement – avec la nature, et de belles rencontres humaines. Et cela fait du bien de voir une personne meurtrie se reconstruire tout doucement, de croire en une possible rédemption après un traumatisme.

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Les rois de la galette sur D8 ou le reportage qui a changé ma vie.
Jan26

Les rois de la galette sur D8 ou le reportage qui a changé ma vie.

Après les événements que la France vient de subir, il est évident que la prise de conscience journalistique renaît, une envie forte d’investigation de toutes les chaînes, de reportages de terrain, de prise de risque absolue, d’un nécessaire investissement dans les entrailles des secrets, là où ça se passe ! Finis les marronniers ! vive les révélations loin de Nabila et des derniers artisans fabricants de sabot en poils d’huitre près de Vesoul dans le 13h de TF1 ! C’est en ce sens, dans cette logique, dans cette envie, dans cet élan, que dis-je, dans cette guideline, dans ce renouveau du reportage que l’ami Guy Lagache et son émission qui porte haut les couleurs de ce qu’est le journalisme à la française, sans barrières, sans frein, j’ai bien sûr nommé « Enquête d’actualité » sur D8, a décidé, embarquant toute sa rédaction (doivent être 4) dans un truc de malade, de déglingo foufou, oui, allez prendre les risques les plus brulants pour faire « Dans les coulisses des rois de la galette »…fallait oser ! Pour mémoire, « Enquête d’actualité » est une sorte de « Capital », mais version l’économie pour les nuls, avec un zest de « Zone interdite », mais en version sans zone et encore moins interdite, saupoudrée « D’enquête exclusive », les putes de Bangkok en moins, qui, une semaine sur trois propose un reportage dans les coulisses du RAID, une autre semaine sur trois une enquête sur les coulisses du GIGN et la dernière semaine sur trois une enquête au cœur des urgences de Seine-Saint-Denis. Attention attention, cela n’a absolument rien n’a avoir avec « Au cœur de l’enquête » également sur D8 ou « Enquête d’action » sur W9 ou encore « Au cœur de l’actu exclusive de l’action interdite » sur NT9TF5RMC89 qui, eux au moins sont originaux en proposant une semaine sur trois un reportage dans les coulisses du RAID, une autre semaine sur trois une enquête sur les coulisses du GIGN et la dernière semaine sur trois une enquête au cœur des urgences…de MARSEILLE !!! ça change tout bordel. Bon Guy Lagache donc ! Donc mon Guy s’est dit, on est des foufous, on va tout péter et comme on dit au baby foot Epiphanie ! Alors là mes lapins en sucre, accrochez-vous. Lancement du reportage, mon Guy, beau gosse mèche à la Delahousse, regard genre me présente pas ta meuf sinon elle part avec moi et en plus elle aura la garde des mômes, te dresse le tableau de ce qui va te scotcher les fèves au fonds de la glotte, un reportage exclusif de 30 minutes sur « Les coulisses des rois de la galette »…non non ! pas dans les coulisses des mecs qui vomissent leur vodka-red bull à la sortie des boîtes à...

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Elephant Love
Jan26

Elephant Love

Ensemble, Pauline et Romain, dans la frileuse France, ressuscite les accords violents de Sonic Youth, jouent des boucles fascinantes qui permettent des échappées redoutables qui nous font bêtement secouer la tête. Pourtant ce n’est pas primaire. Ca s’écoute fort mais les nuances sont là.

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Vieux Garçon
Jan25

Vieux Garçon

Tant bien que mal, les thèmes de l’absence, du passage à l’âge adulte et de la famille se dégagent du roman, qui auraient pu donner lieu à un traitement plus intéressant. Le thème de l’absence était déjà abordé dans les deux précédents romans de Chapuis, mais c’est à peu près leur seul point commun avec Vieux garçon.

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The Wanderings of the Avener
Jan24

The Wanderings of the Avener

The Avener retravaille donc les chansons des autres et apporte sa science du rythme sur ses coups de coeur et ses passions. Le résultat trouve ainsi une vraie cohérence. Très peu de déchets. C’est abordable.

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L’affaire SK1
Jan24

L’affaire SK1

Yves Boisset et Costa Gavras ont désormais un rejeton : Frédéric Tellier. Venu de la télévision, il a visiblement tout compris du film à thèse et réussit un polar efficace à défaut d’être spectaculaire. C’est le genre de film irréprochable en apparence. Le travail est minutieux : le film nous raconte la très longue traque de la police pour mettre la main sur Guy Georges, le tueur de l’Est Parisien. Un jeune policier du 36 Quai des Orfèvres met à jours les agissements de tout premier serial killer made in France. Durant une décennie, il suivra sa trace sanglante à travers Paris. Il se trompera de pistes. Il devra faire face à l’administration trop lourde. Il affrontera des collègues qui veulent en profiter pour se mettre en avant. Mais la police sera hanté durant de longues années par ce tueur d’un nouveau genre. Les détails sont nombreux et précis. Frédéric Tellier nous fait pénétrer dans le quotidien très ordinaire de la police et de ses enquêtes où les impasses sont multiples. Interprété par une Raphael Personnaz très concerné, ce flic nous promène dans la partie sombre de la police mais aussi de la société. On pense souvent au film de Tavernier, L.627 dont on voit l’affiche sur un mur du 36. Tellier suggère ce travail qui se mélange à une vraie humanité. La fascination comme le dégoût que provoquent le tueur. Guy Georges soulève tout un tas de questions qui sont traités lors d’un procès illustre qui est mis en parallèle avec l’enquête pure et dure. Le film est donc documenté comme jamais. C’est la qualité comme la limite. Le film finit par être un peu répétitif et finit par bercer plus que passionner! A l’exception de quelques personnages, tout semble artificiel. La minutie provoque aussi une absence de sentiments et peu d’empathie pour la police. Plus on approche du monstre, plus le film se désincarne. Il reste néanmoins, nécessaire. Il trouve d’ailleurs un écho troublant avec l’actualité de notre pays. Même sans point de vue de cinéaste, le film de Frédéric Tellier remplit la mission de tout thriller: faire trembler! Avec Raphael Personnaz, Olivier Gourmet, Nathalie Baye et Michel Viullermoz – SND – 7 janvier 2015 –...

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Place royale, Pierre Corneille, Théâtre Aquarium
Jan23

Place royale, Pierre Corneille, Théâtre Aquarium

  Sur la Place royale de Corneille se croisent des destinées, des rêves de libertés, et tant de désir d’aimer. Les comédiennes Linda Chaïb et Hélène Viviès sont époustouflantes de vérité. Alidor et Angélique s’aiment passionnément, mais Alidor redoute d’être captif d’un si beau sentiment. Pour rester maître de lui-même, il décide de quitter celle qu’il aime et de la proposer à son meilleur ami Cléandre. Quant à Philis, meilleure amie d’Angélique, elle préfère s’entourer d’amants que de s’attacher et va être au cœur d’autant de mélis mélos que de quiproquos. Linda Chaïb incarne une Phylis éclatante de sincérité. Avec malice et prestance, elle est une amie des bons comme des mauvais jours. Déjà saluée dans A mon âge je me cache encore pour fumer de Rayana, elle nous ravit de son franc parler et son rire pétillant. Hélène Viviès nous fait puissamment traverser tous les tourments d’amour d’Angélique. A leurs côtés, les comédiens mettent du temps à sortir leurs mains des poches. Bien modernisé, la Place royale s’érige au Théâtre de l’Aquarium. Seuls les alexandrins et les ritournelles au clavecin rappellent le XVIIe siècle de Corneille. La mise en scène de François Rancillac donne toute la place au corps traversé d’amour. Des tables de maquillage symboles de séduction bordent le plateau. Les comédiens se placent tantôt dans la lumière tantôt sur les côtés dans l’obscurité. Chacun laissant libre cours à la joie comme au chagrin sous le regard ému du public. Une comédie de Corneille pleine d’énergie et d’insolence qui questionne la liberté de l’homme amoureux. Entre amour absolu, amour par dépit, amourette et amour pur, l’autre est-il carcan ou libérateur?   Jusqu’au 1er février 2015 Théâtre de l’Aquarium La Cartoucherie – route du champ de manœuvre – 75012 Paris Tarifs : 22€ / 15€ durée 2h...

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Les Disparus de Mapleton
Jan23

Les Disparus de Mapleton

Tom Perrotta n’est pas un novice en matière d’histoires étranges. Il a en effet écrit auparavant six romans, dont deux ont été adaptés au cinéma. Son style percutant, vif, ramassé, aux phrases courtes et aux chapitres denses, fait toujours mouche

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Restriction
Jan22

Restriction

Archive continue son bonhomme de chemin. Héros d’une électro lyrique, il propose un album protéiforme beaucoup plus spontané que d’habitude! De chouettes retrouvailles! On aime bien se plaindre mais il faut aussi le dire quand on est content. Archive est de retour. Pour de vrai. le duo anglais revient à une proposition plus acceptable que les grandes messes qu’ils organisaient sur leurs derniers albums. Ca pourrait même plairte à des fans d’Indochine. C’est dire! Archive ce sont des titres urbains et vaporeux où le rock s’accouple à des bidouillages électroniques. Mais nous ne sommes plus dans le rock prog qui avait concentré toute l’attention de Darius Keeler et Danny Griffiths, les musiciens en chef. Ils retrouvent sur ce onzième album un peu de sérénité et des envies plus simples. Les titres sont nettement resserrés et les deux hommes sont allés chercher leurs premiers chanteurs et chanteuses pour se refaire une santé. Ca fonctionne. Le disque mélange mieux les genres et trouve un équilibre. On se sent très bien dans cette musique brumeuse mais envoûtante. Un peu de soul refait surface. Le coté dark et excessif se fait discret. Il y a même des propositions de pop très sauvage comme Feel it qui ouvre l’album de fort belle manière et l’enragé Ruination. Il y a aussi des chansons saturées de notes, de chants et d’énergie. La véritable marque de fabrique. Quelques passages devraient plaire à Trent Reznor de Nine Inch Nails. Mais ce n’est pas un album mélancolique. Bien au contraire. C’est terriblement vivant. Archive accepte ses différences et ses nombreuses mutations. Le duo tire le meilleur de ce qu’il a vécu et fait. Restriction est un disque somme, qui résume parfaitement l’histoire de ce groupe hors norme. C’est toujours mieux qu’un best of et on est content de retrouver l’envie des débuts! Pias –...

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Les Derniers Argonautes
Jan21

Les Derniers Argonautes

Si je vous dis: un vieux guerrier barbu irascible, accompagné par un jeune homme fougueux, une jeune femme sexy et d’une bête étrange, vous pensez « Quête de l’oiseau du temps », et bien vous avez tort! Il s’agit des « derniers argonautes » dont le tome 2 vient de paraître aux éditions Glénat. Vous pensez: « ben puisqu’il dit que c’est du plagiat, pourquoi il nous en parle? » Et bien pour plusieurs raisons mes amis! Tout d’abord en ces temps un peu moroses, une bête vieille quête à l’ancienne, cela ne peut pas faire de mal pour se changer les idées (bonne raison, vous en conviendrez). Ensuite, parce que même si Nicolas Ryser a déjà commis une bonne dizaine d’albums, on sent que là, il tient LA série qui devrait faire exploser son talent. Et celui-ci n’est pas mince, vous verrez en ouvrant l’album. Je dis bien en l’ouvrant car la couverture du tome 1 est assez ratée: une succession de profils assez mauvais…Mais dès la première planche on est bluffé par les couleurs et la mise en scène. Enfin, parce qu’on en est qu’au début de la quête et si les scénaristes Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand sont à la hauteur de leurs ambitions, on peut espérer une quête qui ne s’étire pas sur 50 albums, une sobre épopée sur 4 ou 5 albums. A dire vrai, c’est mon unique angoisse, car le nombre de tomes n’est pas précisé, donc il y a peut-être un risque. Risque d’autant plus incaculable que tellement enthousiasmé par le premier tome, je n’ai pas encore lu le deuxième avant de vous écrire ces quelques lignes… De quoi s’agit-il une fois décrit les quelques protagonistes de façon à attirer votre attention sur la chronique de votre serviteur. Et bien le vieux barbon c’est Jason (c’est marrant, ça rime avec Bragon…). Oui, vous avez bien lu! Celui qui était parti à bord de l’Argos chercher la Toison d’or. Et bien sur ses vieux jours, il rempile! C’est Leitos, prince déchu d’un royaume indéfini qui vient le chercher accompagné par une amazone et un poète. Ces derniers sont mandater par leur roi pour retrouver le dit Jason, récupérer l’Argos afin de se rendre dans l’hyperborrée pour communiquer à nouveau avec les dieux de l’Olympe qui ne parlent plus aux humains depuis quelques temps. D’où l’angoisse des humains qui y voient un mauvais présage. Le tome un est d’ailleurs judicieusement intitulé « Le silence des dieux ». On croise des faunes (la fameuse bestiole qui accompagne le petit groupe), des centaures, et des sorcières. Tout le bestiaire antique est là pour la quête! Donc si les auteurs utilisent les ressorts classiques propres...

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Platonov, Anton Tchekhov, collectif Les Possédés, Théâtre de la Colline
Jan21

Platonov, Anton Tchekhov, collectif Les Possédés, Théâtre de la Colline

Osez le drame ! Osez la durée (3h30) ! Osez les passions ! C’est avec intelligence et fougue que Les Possédés et Emmanuelle Devos s’emparent de Platonov, pour un authentique et émouvant moment de théâtre. 10 heures et 40 personnages: c’est le matériau brut qu’était Platonov dans sa première mouture. Tchekhov lui-même l’a élagué mais ne le verra jamais vu représenté de son vivant. Aujourd’hui encore, on considère cette pièce comme quasiment « in-montable ». Comme par le passé, le collectif « Les Possédés » a passé beaucoup de temps à la table; ils ont supprimé plusieurs personnages et des passages entiers de la pièce (dans la traduction de Françoise Morvan et André Markowicz). Cette pièce, c’est un monument, un risque, un foisonnement de registres et de situations, du rire aux larmes, de la comédie au drame. Ce qui fait sa difficulté est aussi ce qui la rend si excitante pour tout comédien et surtout pour un collectif; ici chacun trouve à jubiler en solo et tous ensemble. L’époque / l’histoire Quand on évoque une époque, on évoque nécessairement un temps où les vivants (où la majorité d’entre eux en tous cas) ne se voient pas comme ils sont. Le présent est toujours inqualifiable pour lui-même. Le miroir du temps n’existe pas ou plutôt n’existe que rétrospectivement. Est-ce-que c’est parce qu’il y dépeint ses contemporains que cette pièce de Tchekhov semble si foutraque ? Ou est-ce parce que c’est sa première pièce (il a 17 ans et est encore lycéen) ? L’époque: la fin du 19ème siècle, dans un petite ville de campagne, en Russie. L’aristocratie est désargentée, les idées révolutionnaires infusent dans les esprits et émergent dans les débats. Mais la Révolution n’est pas encore là (Tchekhov meurt en 1905). Et dans cet entre-deux, les anciennes classes sociales se désagrègent. Un été, la « Générale » (la veuve d’un Général) et son beau-fils reçoivent dans leur propriété des connaissances de tous les milieux: des amis bien sûr, mais aussi des usuriers. Il faut entretenir la concorde avec ses créanciers. Il faut faire confiance au vieil ami encore fortuné qui peut acheter la propriété pour éviter la vente aux enchères. Il faut garder sous son charme le bandit, le braconnier inquiétant, pour se protéger de sa violence. En un mot, il faut  être absolument hypocrite. Et faire la fête ensemble, pour s’échapper. C’est ce dessein qui sous-tend Platonov, au-delà du destin d’un  homme (un noble devenu instituteur, dont on ne comprend pas bien pourquoi il attire les femmes…): le basculement d’une génération du pouvoir à la déchéance. On voit dès le premier acte des fractures dans le décor, par où les « nouveaux riches » s’immiscent dans un milieu qui n’est pas le leur, déplacés, incongrus, mais argentés. La Satire / l’actualité Des...

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Les Nouveaux Sauvages – 2e avis
Jan20

Les Nouveaux Sauvages – 2e avis

Ecœurement devant cette sauvagerie qui devient parfois sanguinaire : âmes sensibles, s’abstenir… Il faut être réceptif à l’humour noir et au second degré, également suggéré par une musique décalée, plutôt euphorisante, pour apprécier la violence de ces petites comédies.

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