Ready for the flood
Nov30

Ready for the flood

Privées d’électricité, les chansons n’en restent pas moins très Jayhawks, peut-être un peu plus matures, un peu plus indolentes aussi. Ca s’emballe rarement, sauf sur le bluesy « Chamberlain, SD, » et les arrangements restent confinés au strict minimum : guitares sèches et parfois un orgue, une mandoline ou une slide guitar pour meubler le tout, une austérité qui, j’espère, ne découragera pas les néophytes.

Read More
Le moral des ménages, Théâtre de la Bastille
Nov30

Le moral des ménages, Théâtre de la Bastille

LE MORAL DES MÉNAGES » c’est une expression qu’on entend plus dans les débats télé qu’au théâtre. Une expression toute faite qui prétend que, si le moral des ménages est au beau fixe, alors les Français consomment, et c’est tout le système qui s’en trouve renforcé. Et inversement… Chez les parents de Manuel Carsen, quand il était enfant, le moral était plutôt en berne. En grandissant, il a tout fait pour échapper à vie morose de sa famille, en tout cas pour s’extraire de leur condition, cette condition de « classe moyenne » dont il est beaucoup question dans le roman d’Eric Reinhardt. La metteur en scène Stéphanie Cléau a adapté le texte pour la scène, en le resserrant; elle a fait appel au dessinateur Blutch pour les décors et a convoqué des musiques de films qui participent à l’ambiance assez féroce du spectacle. Des passages sont proclamés frontalement, au micro, à l’avant-scène, sur la musique forte, et constituent comme une épure du message en son noyau d’émotion (une parole concentrée, forte, tremblante, donnée d’un acteur à un public, par opposition à une parole qui s’éparpillerait dans une conversation). D’autres passages sont plus conventionnels, mais l’ensemble reste très original. Le spectacle est court (1h05) et bien rythmé, avec une première partie dans le ressassement, une seconde partie plus enlevée et une finale dans la confrontation et le choc. Une pièce qui donne matière à réfléchir sur la filiation, l’humiliation dans le monde moderne (induit par lui?), le couple… Last but not least, ce spectacle est porté par deux comédiens d’exception: Mathieu Amalric interprète Manuel Carsen et Anne-Laure Tondu, les différents personnages féminins qui l’entourent. du 22 au 31 octobre, puis du 3 au 20 décembre 2014. Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, Paris 11ème D’après le roman d’Eric Reinhardt, adaptation et mise en scène de Stéphanie Cléau, avec Mathieu Amalric et Anne-Laure...

Read More
Requiemachine, Marta Gornicka, Théâtre des Amandiers
Nov28

Requiemachine, Marta Gornicka, Théâtre des Amandiers

Un chœur contemporain qui rend hommage aux exclus et appelle peut-être la chute d’un système. Marta Gornicka est une jeune metteuse en scène et chanteuse, formée à Cracovie et Varsovie. Depuis 2009, elle cherche et crée un nouveau théâtre avec son nouveau jeu d’acteur propre et son nouveau type de récit. Dans REQUIEMACHINE, 26 acteurs-chanteurs scandent notamment des vers du poète Wladislaw Broniewski, face public, dans une chorégraphie épurée et un décor minimaliste. Broniewski (1897-1962) fut envoyé en prison une première fois en 1931 pour avoir collaboré à une revue communiste et une deuxième fois, en 1939 il fut arrêté et envoyé en prison par le pouvoir communiste lui-même (il sera libéré en 1941). Dès 1918, il avait dédié son travail d’auteur aux luttes révolutionnaires, appelant à la liberté, créant et s’inspirant de refrains prolétariens. Marta Gornicka s’inspire de ses écrits pour en nourrir une machine étrange, un chœur contemporain à la diction robotique. Ce collectif s’exprimant comme un corps à 26 têtes, donne à voir des bouches vociférantes et des mâchoires tendues dans un dispositif frontal: Marta Gornicka, debout parmi les spectateurs, dirige sa troupe dans un alphabet gestuel étrange. Une parole unie et puissante s’élève, évoquant le monde du travail, qui prend l’homme pour une machine, et le système libéral qui globalement nous prend tous pour des marchandises. Marta Gornicka dit que, dans les poèmes de Broniewski, « les mots sonnent comme des balles et la langue qui les crache est une arme ». C’est un spectacle âpre qu’elle nous offre. Ici, point de divertissement mais une forme-machine originale. Jusqu’au 30 novembre 2015 Théâtre Nanterre-Amandiers. Tous les jours à 20h30, sauf jeudi à 19h30 et dimanche à 15h30. Relâche le lundi. Spectacle en polonais surtitré. Durée 50...

Read More
Tant de temps
Nov28

Tant de temps

Eh bien, pour accompagner cet imaginaire, on ne saurait trop encourager Jacno à contacter Brian Ferry pour que des musiques envoûtantes nappent ses propos. Au plan musical, seul l’avant-dernier titre, Mars rendez-vous, chanté en duo franco-allemand parvient à nous envoûter.

Read More
Neige noire, Variations sur la vie de Billie Holiday, Théâtre de la Tempête
Nov28

Neige noire, Variations sur la vie de Billie Holiday, Théâtre de la Tempête

  Un hommage émouvant à Billie Holiday Alternance de jeu et de chant écrite et mis en scène par Christine Pouquet, « Neige noire» présente le destin “cabossé” de l’une des plus grandes chanteuses de jazz américaines. Passant en un clin d’oeil et presque sans changer de costume, des rôles de Billie Holiday, à son père, sa grand-mère ou son ami saxophoniste, Lester Young, les deux comédiens-chanteurs Samantha Lavital et Philippe Gouin, se démènent et ravissent; Samantha Lavital par la puissance de sa voix et l’émotion qui transperce. Ajoutez à cela, sa ressemblance physique avec Billie Holiday et le fantôme de l’artiste semble vite planer au-dessus de la scène de la Tempête. Philippe Gouin par le spectre de ses talents, aussi bon chanteur que danseur et humoriste, il signe une superbe performance. On ressent toute l’errance et les souffrances qui ont parsemé la vie de Billie Holiday et, dans le plus grand respect de sa volonté, on s’incline devant la beauté et la force de sa musique, “la seule chose qui compte”. A ce titre, l’interprétation de “Strange Fruit” est particulièrement saisissante. Pour les amateurs de jazz ou d’histoire, car le spectacle a aussi l’immense mérite de rappeler les tristes ravages de la ségrégation raciale, une période « noire », pas si lointaine de l’histoire des Etats-Unis. Jusqu’au 14 décembre 2014 Neige noire, Variations sur la vie de Billie Holiday texte et mise en scène Christine Pouquet Théâtre de la...

Read More
Trois Soeurs, Anton Tchekhov, La Tempête
Nov28

Trois Soeurs, Anton Tchekhov, La Tempête

Sur scène, trois femmes seules dévoilent leur histoire de cœur. Elles racontent tour à tour la relation qu’elles entretiennent avec leur père, leur frère, leur amoureux. De la scène à l’écran, les trois sœurs s’adressent à eux dans un récit navigant entre passé et futur.  Expérience de cinéma-théâtre, nous naviguons dans un récit qui s’articule à la fois sur scène et à travers la vidéo. Un espace unique de jeu se construit permettant aux héroïnes de partager leurs pensées intimes et d’exposer leurs passions. Le trait d’union entre les différents supports et les temporalités qui s’entremêlent est la question de l’amour. Celui-ci est au centre du récit : l’amour naissant, l’amour qui survient trop tard, l’amour familial. En tant que spectateur, nous avons l’impression d’être à la fois voyeur et témoin de ce que nous confient les trois sœurs. La mise en scène proposée est à la fois poétique, visuelle et pleine de surprises. De plus, les personnages sont magnifiquement interprétés avec une mention spéciale pour l’actrice qui joue le personnage de Macha. Mêlant mélancolie et émotions, cela nous donne envie de nous replonger dans l’œuvre de Tchékhov. Claire Lasne-Darcueil, actuelle directrice du Conservatoire national d’art dramatique, n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’elle a commencé à travailler sur les pièces d’Anton Tchekhov à partir de 1995. Elle a fait le pari fou de monter intégralement son œuvre dans l’ordre chronologique : successivement Platonov en 95, lvanov en 99, La Demande en mariage en 2001, L’Homme des bois en 2002, La Mouette en 2005. De sa rencontre avec le cinéaste Martin Verdet est né ce spectacle, presque onirique, mêlant théâtre et cinéma à voir absolument. Du 13 novembre au 14 décembre  Au théâtre de la Tempête (situé dans la Cartoucherie du bois de Vincennes)...

Read More
Là où j’en suis, Florent Mahoukou
Nov28

Là où j’en suis, Florent Mahoukou

Une performance de danse contemporaine intéressante mais déstabilisante. Originaire du Congo Brazzaville, Florent Mahoukou rapproche dans ce spectacle son univers à celui de la danse japonaise. Deux pays qu’on ne verrait pas d’emblée si aisé de rapprocher. Des passerelles se créent à travers les pas et le maquillage traditionnel congolais tacheté dans la blanche peinture de Geisha. Sur le plateau parsemé de chaises en plastique, le corps de quatre danseurs congolais et une danseuse japonaise s’emmêlent. Mais sans rapport de séduction. La danseuse japonaise Arisa Shiraishi danse sur un pied d’égalité masculin-féminin. Quelques scènes de danse au ralenti accompagnées à la guitare offrent des moments de grâce. Le mouvement de Brazzaville, son sens de la débrouille, sa lutte, son entraide jaillissent. On semble admirer de belles scènes de rue au milieu de l’agitation urbaine. Mais la deuxième partie se montre plus obscure, plus décousue. Des bruits assourdissants agressent l’oreille. Puis une bâche noire recouvre le corps des danseurs. Sont-ils ensevelis sous le poids d’un sombre passé ? Ou rampent-ils pour montrer le risque qu’encourt l’homme face aux déchets plastiques ? Dans la continuité de Sac au dos et My Brazza, Florent Mahoukou explore de nouvelles pistes créatives. Façonné dans la terre congolaise, il trouve son inspiration dans l’énergie qui l’a vu grandir. Loin d’être déraciné, il porte un message d’espoir à travers la danse pour déjouer les clichés sur le continent. La découverte d’artistes et de leurs univers, telle est bien l’un des ingrédients si apprécié du Festival de danse Instances à Chalon sur Saône dont la douzième édition connut un grand succès. Là où j’en suis part en tournée en 2015, notamment au Cdn de Rouen en avril 2015  ...

Read More
Eden
Nov27

Eden

La réalisatrice d’Un amour de Jeunesse s’inspire cette fois ci de son frère, proche de la french touch. Une oeuvre nostalgique sur l’émergence du mouvement qui a conquis le Monde entier. Réalisatrice atypique et délicate, Mia Hansen Love renoue ici avec une veine intime pour raconter la grande aventure de la french touch et tous les DJ qui ont secoué la France puis le Monde avec des soirées à concept. Paul monte donc des soirées Garage qui prennent de plus en plus d’ampleur. Au début des années 90, avec ses amis, ils recyclent les vinyls de papa avec des sons électro. Les soirées Cheers sont très prisées par les fêtards de Paris mais aussi des grandes capitales. Paul a un rêve musical. Il l’approche concrètement. Mais cela se fait au détriment de ses amours et de ses faibles revenus. Loin de vouloir s’imposer comme un récit historique, Eden raconte donc la naissance d’un genre et en même temps l’évolution sur plusieurs années d’une génération qui fuit la réalité dans les boites de nuit et l’électro. Mia Hansen Love ne fait rien comme les autres. Son film se refuse toute morale ou tout jugement qui rassurerait le spectateur. A la différence des biopic américains ou luxueux, l’apparition de l’electro vient de l’intime, du coeur et du destin de quelques amis, fans de musique et d’excès adolescents. Comme toujours, la réalisatrice préfère l’esquisse à la démonstration. Ce n’est pas le succès de la French Touch qu’elle met en scène, ce sont les désirs et les désillusions des petits matins gris après la fête. Ce sont les réveils où les promesses amoureuses peuvent s’éteindre très vite. Ce sont les besoins de s’évader d’un monde trop terre à terre. Finalement la passion de Paul le coince dans une adolescence qui va lui coûter cher. Découverte par Olivier Assayas comme actrice, Mia Hansen Love s’inspire de la vie de son frère. Ca explique peut être quelques répétitions et de longueurs qui rappelle effectivement Assayas. Elle s’attarde trop sur le destin héroïque et pathétique de Paul. Cependant elle aime ses personnages, parfaitement joués. Mention spéciale à la toute belle et belge Pauline Etienne, actrice incroyable. Aidé par une bande son pétaradante, le film réussit à ne pas être mélancolique et nous conter une histoire tendre et intime, qui touche le coeur autant que les oreilles. Avec Félix de Givry, Pauline Etienne, Vincent Macaigne et Greta Gerwig – Ad Vitam – 19 novembre 2014 –...

Read More
L’indien dans la nuit Blanche
Nov27

L’indien dans la nuit Blanche

Sam, c’est l’indien. Son grand frère est le cowboy. Entre eux, c’est la guerre, la vraie guerre. Une nuit, à bout, Sam décide d’aller planter son tipi sous la table de la salle à manger. Puis, le cowboy arrive … Quelle merveille que cet album ! Le texte de Didier Lévy est touchant, percutant et sensible. Les illustrations de Laurent Corvaisier sont magnifiques alliant avec précision et justesse la violence du jeu imaginé à celle de la réalité quotidienne. Les couleurs sont flamboyantes, le trait précis et efficace, tout cela sur un papier presque luxueux. On le sait, on ne se le dit pas toujours, mais parfois, on se débarrasserait bien de son frangin ! Pourtant, comme il est bon de jouer ensemble ! Comme il est bon surtout de sentir sa présence rassurante. Vous l’aurez compris, L’indien dans la nuit blanche est un incontournable pour tous les frères et sœurs de plus de 5 ans ! Foncez ! Oskar Jeunesse – 24...

Read More
L’Azerbaïdjan, l’élégance du feu, Reza
Nov27

L’Azerbaïdjan, l’élégance du feu, Reza

Paysages étonnants d’Azerbaïdjan en face de visages aux regards perçants. Élégante exposition photos de Reza dans un décor inattendu du Petit Palais. L’exposition fait découvrir l’Azerbaïdjan. Loin du brouhaha de la ville, on s’évade dans ses collines verdoyantes et ses champs fleuris. On part à la rencontre de ses artisans, ses danseurs, ses familles. Reza attire notre regard sur la diversité culturelle mais aussi religieuse du pays. Zoroastrisme, judaïsme, chrétienté et islam cohabitent. Dans le péristyle du Petit Palais, cette galerie de colonnes de marbre entourant le jardin intérieur, des photos grand format font face à des portraits sur voile, ondulant au gré du vent. Les photographies se fondent dans le monument historique parisien. Le photo-reporter Reza porte son regard sur l’Azerbaïdjan depuis bientôt 30 ans. Lors de nombreux voyages dans le pays, il a pu observer ses évolutions, le voir sortir de l’empire soviétique pour valoriser sa propre identité. Situé dans le Caucase du Sud, au carrefour de l’Asie et de l’Europe, ce pays méconnu -si ce n’est pour son pétrole ou le concours de l’Eurovision à Bakou- nous révèle ses 1001 facettes. On salue la force des photos, la poésie de leurs légendes témoignant de la complexité de l’humanité à cheval entre traditions et modernité. Les éclats de rire répondent aux regards de souffrance, tous deux animés par l’élégance du feu sacré. Venez découvrir l’Azerbaïdjan dans les yeux de Reza ! Jusqu’au 07 décembre 2014 au Petit...

Read More
Eskelina – Le Matin du Pélican
Nov26

Eskelina – Le Matin du Pélican

                Une bonne nouvelle pour la chanson française Eskelina sort un premier album, Le matin du Pélican. Guidée par Christophe Bastien, guitariste du groupe Debout sur le zinc, et par Florent Vintrignier, parolier qui travaille régulièrement avec la Rue Kétanou, Eskelina produit un bel album, frais, acoustique et très mélodieux. Avec un  phrasé léger accentué par ses origines suédoises, la chanteuse a incontestablement un don pour les ritournelles qui restent en tête. La voix est timbrée et vole avec facilité dans des aigus vibrants qui invitent au voyage. Les arrangements sont simples et mettent à l’honneur  guitare folk et contre-chants. Les chansons se baladent de ballades en ballades, sans prétention et avec efficacité. Cette simplicité apaise. On remet l’album en boucle pour accompagner ses soirées ou ses virées dans la ville. Onirique. Emouvant.  L’album est réussi. Les chansons s’enchaînent avec cohérence. « Je reviens » ouvre l’album et reste incontestablement le titre qui sera sans doute le plus écouté et, on l’espère, diffusé sur les ondes. Une bien belle découverte, une bien belle interprète. A connaître. http://www.eskelina.com/...

Read More
Hunger Games La Révolte – Partie 1
Nov26

Hunger Games La Révolte – Partie 1

Donald Sutherland est ainsi momifié. Woody Harrelson a une nouvelle perruque. Jennifer Lawrence joue l’aventurière au mental de Laura Ingalls dans La Petite Maison dans la Prairie. Une partie du casting du sexy Boogie Nights (Julianne Moore et Philip Seymour Hoffman) se retrouvent pour prononcer des discours pesants sur la liberté et le combat; fringués dans des blouses de mécaniciens.

Read More
Interlude
Nov26

Interlude

Plus que dans ses albums originaux, on devine l’espièglerie de l’artiste, ravi de s’amuser une fois de plus avec les règles du genre et les lois de la production. Après un disque un peu décevant, on retrouve ici le trublion ravi et motivé. Dans les pompes des géants (Nat King Cole, Nina Simone), Jamie Cullum traverse à grandes enjambées les classiques avec jubilation communicative.

Read More
Fratricide – Jean-Pierre Kalfon – Pierre Santini – Théâtre de Poche Montparnasse
Nov25

Fratricide – Jean-Pierre Kalfon – Pierre Santini – Théâtre de Poche Montparnasse

Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini sur scène. Cela fait longtemps qu’on ne les a pas vus sur une scène de théâtre alors quand l’occasion se présente, on ne les loupe pas. Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini sont au Théâtre de Poche Montparnasse dans une pièce de Dominique Warluzel. L’histoire est celle de deux frères convoqués chez le notaire à la suite du décès d’un père fortuné. L’un est voyou, Jean-Pierre Kalfon, l’autre est devenu un avocat embourgeoisé, Pierre Santini. Tout pourrait être simple mais voilà, le père a décidé de nommer le notaire comme seul juge de la répartition des biens en fonction du degré d’amour porté au père défunt. Les deux frères ont des parcours et des choix de vie différents… L’occasion est belle pour quelques règlements de compte. Le texte a de bonnes répliques qui feront rire le public. Dans un décor sobre, les deux comédiens échangent les coups. Si le texte est inégal avec de faibles ressorts dramatiques, on prend un réel plaisir à voir sur scène ces comédiens qui ont marqué l’histoire du cinéma et du théâtre....

Read More
La Cour de Babel
Nov25

La Cour de Babel

Comme un condensé du monde entier, cette Babel de Julie Bertuccelli ne monte pas vers le ciel mais plonge au cœur de la multitude de langues, de caractères, de chemins. Ode à l’adolescence, cet âge plein de promesses, de spontanéité et de fragilités. Cet âge d’affirmation de soi, d’éveil du sens commun et des questions philosophiques. Ode à la France quand elle respecte, cultive, protège et rassemble.

Read More
Vortex Temporum, Anne Teresa De Keersmaeker
Nov25

Vortex Temporum, Anne Teresa De Keersmaeker

Création de 2013, Vortex Temporum est une des multiples pièces récentes d’Anne Teresa De Keersmaecker travaillant la relation entre le mouvement et la musique contemporaine : une autre réussite de la chorégraphe belge. Depuis ses débuts, Anne Teresa De Keersmaecker choisit de se confronter à la musique contemporaine dans sa recherche gestuelle et spatiale. Il ne s’agit jamais d’illustrer les compositions sonores à travers les corps des danseurs : sa danse est toujours une analyse autant qu’une déconstruction de la musique, ainsi qu’une proposition sensorielle à partir de l’expérience physique provoquée par cette musique. La scénographie de Vortex Temporum, pièce qui s’engage à chorégraphier l’expérience de l’œuvre spectrale de 1994-1996 du compositeur Gérard Grisey, présente des rosaces dessinées au sol à la craie. Sans dévoiler dans les détails la structure de la pièce, à partir de ces formes géométriques, la musique et la danse sont présentées seules ou en association, en jouant avec la mémoire auditive et visuelle des spectateurs, les possibilités de mise en relation et les contrastes entre les sonorités et les mouvements. La pièce nous semble questionner, entre autres, deux éléments chorégraphiques essentiels : premièrement, la dynamique entre le solo et les moments d’ensemble. Vortex Temporum rappelle la complexe construction chorégraphique de Cesena (2011), jouant des énergies gestuelles des danseurs, de leurs corps agissant comme une seule entité ou se distinguant des autres dans les rythmes et les mouvements. L’écriture chorégraphique de Vortex Temporum travaillant à partir des formes circulaires dessinées au sol permet un réel travail spatial autour du concept de tourbillon, fait de mystères, surprises, évocations subjectives et pure énergie. Deuxièmement, Vortex Temporum questionne l’imaginaire qui se produit à l’interstice entre l’abstraction sonore et la corporalité chorégraphique. Quels mouvements pour (re)vivre l’expérience musicale de l’œuvre de Grisey ? Quelle relation entre les matières sonores et physiques ? Les partitions mises en place par De Keersmaecker, jouant des densités gestuelles, des relâches, des harmonies et des froissements, et s’accompagnant d’un riche travail sur la luminosité de la scène, permettent aux spectateurs une grande liberté intellectuelle dans l’expérience des sons et des mouvements, une ouverture sur leurs propres réflexions et sensations. Unissant le travail intellectuel d’analyse musicale et la proposition sensorielle de la danse, Vortex Temporum est une heure de pur plaisir du regard.   Représentation du 20 Novembre 2014 au Théâtres de la Ville de Luxembourg Cie Rosas & Ictus        ...

Read More
Une nouvelle Amie
Nov24

Une nouvelle Amie

Ozon lui profite de ses sujets tortueux pour justement composer des récits à tiroir, où la caméra s’adapte à plusieurs points de vue et donc nous perd dans une drôle de drame. Une nouvelle amie est aussi agaçant que fascinant.

Read More
Kiliana Song
Nov24

Kiliana Song

Très vite on est pris par le récit tonique, rapide et avec une vraie intrigue. Le personnage de Naim est très attachant, enfant iconoclaste et remuant qui essaye de se débrouiller dans cette Afrique qui n’est ps toujours facile à vivre. Au-delà de Naim, tous les protagonistes ont leur place montrant les bons et les mauvais côtés du continent africain.

Read More
« Ce corps qui parle », Yves Marc
Nov24

« Ce corps qui parle », Yves Marc

Qu’ont-ils en commun, les spectateurs attentifs du spectacle « CE CORPS QUI PARLE », les passagers croisés dans les aéroports et les passants de nos villes? Ils ont tous attiré la curiosité bienveillante et l’attention vigilante d’Yves Marc. Mime (ancien élève d’Étienne Decroux1), comédien, professeur, Yves Marc est avant tout un grand observateur du genre humain. Pour le plaisir, comme il le dit lui-même. Et aussi pour enrichir son vocabulaire gestuel d’acteur du Théâtre du Mouvement (sa compagnie cofondée en 1975 avec Claire Heggen), Yves Marc s’est aussi formé aux outils de communication que sont la PNL et la synergologie. Cette forme du « spectacle-conférence » a été inaugurée en 1996 et a déjà donné vie à 4 spectacles de la compagnie. Vos sourcils sont levés ou froncés, votre tête penchée sur la gauche ou sur la droite, votre main caresse votre nuque, vos doigts grattent frénétiquement votre cuisse ? Tous ces détails font sens pour qui sait les observer et les décrypter. Tout le panel des émotions trouve une expression qui lui est propre, et cette expression est inscrite dans le corps, dans son intégralité: la posture, la démarche, le port de tête: sur scène, tout est signe. Ce que révèle Yves Marc, c’est que dans la vie quotidienne, ces mêmes signes peuvent nous donner des indices quant au caractère, à l’état d’esprit ou à l’intention de notre interlocuteur. A nous de les interpréter. « CE CORPS QUI PARLE » est une grande leçon d’acteur, mais c’est aussi un spectacle facétieux, où Yves Marc nous surprend et nous croque. Un spectacle réjouissant qui rend plus intelligent. Un défi improbable remporté haut la main par Yves Marc.   1   Comédien de Louis Jouvet, Jacques Copeau, Charles Dullin ou Antonin Artaud, Étienne Decroux a aussi joué sous la direction de Marcel Carné. Fondateur du « mime corporel dramatique », il a notamment formé le Mime Marceau.   Création de 2012, ce spectacle poursuit actuellement sa tournée dans toute la France.   Il était notamment: Le 12 novembre, à 20h, à Paris (75) au Vingtième Théâtre Et sera: Le 25 novembre, à 21h, à Montceau les mines (71) à L’embarcadère Renseignements et réservations au 03 85 67 78 10   Toutes les prochaines dates sur...

Read More
All is well
Nov24

All is well

L’expérience et l’orchestration font donc la différence. Lisa Simone laisse de la place aux autres. Là où sa mère était seule sur scène, bête crainte et sublime, la fille joue l’amitié et un sentiment d’apaisement. Elle a beau avoir fait la guerre, Lisa Simone signe pour la paix.

Read More
IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.