L’île du Point Nemo
Sep30

L’île du Point Nemo

L’auteur ne manque pas de fougue. Elle est à la hauteur de son ambition. Mais la dualité du récit nous empêche d’adhérer totalement aux deux univers décrits, avec un entrain incroyable et très surprenant dans ces temps de réalisme pesant et de nombrilisme franchouillard.

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Workship the sun

C’est un disque qui donne l’envie d’aller au bord de la plage et s’essayer au surf. C’est un album qui vous envoie sur une planète cool, relax, détendu, sans problème et sans guerre. C’est une pop clinquante, ripolinée et rétro. C’est une succession d’hymnes à la fraternité et la beauté, galopants et soyeux.

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HETERO / Denis Lachaud / Théâtre du Rond-Point
Sep30

HETERO / Denis Lachaud / Théâtre du Rond-Point

  Une pièce d’une drôlerie remarquable   Le plateau aurait pu être celui d’un vaudeville. Un intérieur bourgeois blanchâtre avec une porte principale et des fenêtres comme seules issues vers le monde extérieur. Un décalage scénographique qui donne à la fois une modernité et un reflet du théâtre traditionnel bourgeois. Un aller-retour entre le fil du passé, l’héritage, la mémoire et une contemporanéité de la transgression. Le monde des couleurs est à l’extérieur. Des couleurs qui cherchent à envahir progressivement l’espace scénique.   Hetero agrandit à la loupe les travers du modèle familial bourgeois, le poids de la pression sociale qui fabrique et finit par écraser l’identité et la liberté de l’homme moderne. Une stratégie dramaturgique de l’absurde: inventer un monde uniquement peuplé d’hommes. Le Fils a deux papas. L’un des deux l’a enfanté. L’autre est le chef de famille. Le système patriarcal est poussé à l’extrême. On reconnaît la mythologie bourgeoise des années 1950. Celui qui enfante est une bonne ménagère, l’autre est un passionné de marches militaires et entend bien choisir les orientations du foyer. Le fils ne trouve pas de mari, qu’importe, les parents s’en chargeront en faisant appel à un entremetteur, Negos, qui devra trouver le Promis. L’écriture est vive et soucieuse du détail quand il s’agit de nous donner des codes familiaux, le père est appelé Père et la père-maman, papa. Il aurait pu être papa-poule.   Pastiche ? Farce ? La pièce est construite dans la pure tradition des comédies.. Provocante et drôle comme une pièce d’Aristophane, galante parfois comme un marivaudage, vaudevillesque quand le qui pro quo surgit. Plus que des idées véhiculées -le schéma familial traditionnel a explosé – le comique naît de la situation, de la structure, du jeu des comédiens qui conservent la foi en un monde de règles binaires. L’imprévisibilité n’a pas sa place, un défi à notre complexité, et aussi un bien-être pour le spectateur qui se sent supérieur à ces pantins qui n’ont rien à voir avec l’altérité. Un piège savamment orchestré qui utilise de nombreux ressorts...

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Elle l’adore

Tous les personnages sont donc pris dans un étau sentimental. La passion ouvre sur tous les compromis, tous les mensonges, toutes les déceptions. L’histoire est de temps en temps un peu lâche. Heureusement la dernière partie du film trouve un second souffle, un vrai rythme où les comédiens sont excellents.

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Matin et soir, Jon Fosse, La Tempête

L’histoire désespérément banale mais profondément touchante d’un homme au matin puis au soir de sa vie.   L’écriture de Jon Fosse est simple, minimale et répétitive. Elle est aussi à progression lente, comme si elle attendait l’attention totale de tous ses lecteurs, ici spectateurs, mais peu à peu sa lenteur se transforme en force, en dignité. En effet, Matin et Soir, en ce moment sur la scène de la Tempête dans le superbe ensemble théâtral réunissant la Cartoucherie, le Théâtre du Soleil et l’Aquarium en pleine nature, dans le bois de Vincennes, surprend ; car malgré une écriture lourde, presque pesante parfois, la magie opère, et au-delà des dialogues qui, pris séparément seraient d’une banalité attristante, une atmosphère naît et celle-ci est onirique, poétique, presque spirituelle. Grâce à des mise en scène, scénographie et lumières magnifiques, œuvres de Jacques Lassalle, Catherine Rankl et Gilles David, et aux impressionnantes prestations de Jean-Claude Frissung et de Rodolfo de Souza, dont les talents sont éclatants, on se laisse emporter et toucher par une profonde humanité. . jusqu’au 12 octobre Au Théâtre de la Tempête, Mise en scène de Jacques Lassalle Avec Julien Bal, Cécile Bouillot, Grétel Delattre, Rodolfo de Souza, Jean-Claude Frissung et Agnès Galan  ...

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Soleil couchant , Tof théâtre
Sep29

Soleil couchant , Tof théâtre

  Une marionnette nous parle avec délicatesse d’absence, de fragilité, de fierté, de souvenirs. Dans la douceur d’une fin de journée ensoleillée, un vieux monsieur marche sur la plage. Sans un mot, dans le seul le bruit des vagues, il évoque le temps qui passe, ce qu’il a perdu. On le voit s’adonner aux plaisirs simples de la vie : glisser ses pieds dans le sable, boire une gorgée de bière … Mais plaisir rime ici avec mélancolie. Car les souvenirs reviennent en mémoire… Désemparé de n’être plus autant capable, il vit au ralenti. Sa condition de marionnette le rend dépendant dans ses mouvements à son marionnettiste comme vieillir signifie la perte d’autonomie. Le marionnettiste Alain Moreau a crée un personnage incarné. On pourrait voir ses expressions du visage changer alors qu’il est figé. Une communion perceptible s’installe entre les deux hommes à deux âges de la vie. Se crée alors un duo. L’un vivant, l’autre animé. A l’origine de la compagnie belge Tof theatre, Alain Moreau semble vouer une infinie tendresse pour les personnages qu’il crée. Son soleil couchant est un hymne aux rencontres par delà les âges de la vie. La programmation très tentante de cet art singulier de la marionnette sur...

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Le Teckel
Sep28

Le Teckel

L’album de Hervé Bourhis évoque le scandale du Médiator ou celui des prothèses PIP au travers de la tournée de 2 visiteurs médicaux en province. On est dans le secteur du « vieux cheval », surnomé par ses paires « Le teckel’, il est accompagné d’un « jeune cavalier » qui vient faire ses premières armes sur le terrain.

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Et pendant ce temps Simone veille
Sep28

Et pendant ce temps Simone veille

  Une rétrospective complètement libre et franchement comique de l’histoire française du droit des femmes Comme son titre le laisse imaginer, « Et pendant ce temps Simone veille » est une comédie, jamais avare de jeux de mots (même « laids »), ni de contrepèteries en tous genres. Légère et enjouée, elle propose de retracer à travers quatre générations de femmes incarnées par Karine Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani, les grandes heures du droit des femmes, en France, de 1950 à nos jours. Sur le côté de la scène, vêtue d’un costume grotesque magnifique, Bonbon interrompt régulièrement ses camarades pour rappeler, de manière très sérieuse bien sûr, le contexte historique. Ainsi, on se remémore qu’en 1961, alors que les femmes n’étaient légalement pas autorisées à gérer leurs biens sans l’autorisation de leur mari, Moulinex choisissait pour slogan de « libérer la femme » et on ironise sur l’arrivée de la télévision dans les ménages qui, contrairement à Moulinex, n’en affichait pas l’ambition mais soulagea très certainement bon nombre d’utérus en avachissant les maris. On se rappelle aussi les rôles joués par : le député Neuwirth qui, par sa loi de 1967, dépénalisa la contraception ; le Manifeste des 343 Salopes; le terrible Procès de Bobigny; et la loi Veil du 17 janvier 1975 qui dépénalisa l’avortement. Sans autre prétention affichée que de divertir, la pièce parvient avec succès à balayer un demi-siècle d’histoire du droit des femmes et, avec une bonne dose d’ironie, de second degré et un humour souvent corrosif, à rire de tout et surtout, de son objet principal, la femme, en se demandant notamment si elle n’est pas sa première ennemie et s’il était vraiment souhaitable que, “comme toutes les maladies incurables”, elle ait enfin sa journée dans le calendrier. En bref on rit de bon cœur, des femmes d’abord mais des hommes aussi, bien sûr, ainsi que de l’avortement, du tchador et des prothèses mammaires en 1990, époque où l’on ne savait pas encore ce que “la silicone valait”. Ames sensibles et ayatollahs du politiquement-correct s’abstenir, les autres sont à peu prêts sûrs de passer un bon moment. Petit bémol peut-être, les décors, la lumière et les costumes qui, s’ils avaient été plus recherchés, auraient encore pu ajouter une dose d’humour et de bonne humeur. A partir du 18 septembre 2014 A la Comédie Bastille, du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 17h.  De Corinne Berron, Bonbon, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Trinidad Interprétée par Bonbon, Karine Marimon, Hélène Serres et Vanina...

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Great Western Valkyrie
Sep26

Great Western Valkyrie

Du rock old school. Un peu mécanique, on aime bien ces crasseux qui suent beaucoup pour quelques accords binaires et un peu de lyrisme sauvage!

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AD NAUSEAM, Tania Mouraud, Exposition monographique
Sep25

AD NAUSEAM, Tania Mouraud, Exposition monographique

  Au MAC/VAL, AD NAUSEAM, la dernière création audiovisuelle de Tania Mouraud est un vertige d’émotions, de sensations et de réflexions. AD NAUSEAM Marcher le long des trois écrans Trente-cinq mètres de destruction Frôler des désastres Arpenter AD NAUSEAM Si même les écrits ne restent pas, quelle barbarie ? Maelstrom d’actions. Il ne faudrait utiliser que des verbes d’actions, de destruction de réduction d’élimination. D’anéantissement. Des verbes de mouvements, des montées des descentes des diagonales des disparitions. Des verbes massifs. AD NAUSEAM Les tombereaux déversés, ces abondances consommées, rejetées, pilonnées. Les dents de la grue, l’heure n’est pas à la réflexion, il faut saisir, trainer ces corps de papier, les balancer dans les broyeurs, les déchiqueter, les recracher. Ça ne s’arrête pas. Écrasés, lacérés, réduits à rien. Toutes différences effacées. Il arrive que le troisième écran montre soudain une folie de déchirures blanches. Blanches comme des os. AD NAUSEAM De mobile notre corps est devenu immobile. Tandis que devant nous le massacre s’accomplit, tout autour, ce son, ces sons, 1500 samples de sons mécaniques. Ce son qui fait corps, qui est violence, qui diffracte les actions, qui remplit à ras bord. Des sons déchainés comme les images. AD NAUSEAM On tente de lire les titres des livres avant leur enlisement, de se raccrocher à quelques mots, un reste d’humanité, mais d’humanité il ne reste rien. Juste nous. Face à face avec l’Histoire. AD NAUSEAM Et le travail de confrontation se poursuit, machines froides, réalité implacable, le rythme ne faiblit pas, les écrans sont saturés. Entre les dents de fer disparaissent visages promesses savoirs souvenirs. Consommer oublier détruire, passer au suivant lorsque traîne sur le sol vide et souillé la mâchoire mécanique. L’animal repu. Il faudrait crier pour s’entendre. Crier pour entendre. Passer au-delà des rumeurs, des ordres, des autorités. AD NAUSEAM Dehors, dans le calme relatif des façades, d’autres œuvres de Tania Mouraud, en lettres capitales, son alphabet graphique, le langage du rythme, le déchiffrement à révélations, à retardement : « CEUXQUINEPEUVENTSERAPPELERLEPASSESONTCONDAMNESALEREPETER », « MEMEPASPEUR », « IHAVEADREAM » L’artiste nous place entre deux sens, deux voies. A nous de faire la synthèse, d’imaginer le monde dans lequel nous voulons vivre. du 20 septembre 2014 au 25 janvier 2015 MAC/VAL Place de la Libération 94400 Vitry-sur-Seine    ...

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Mon disparu de l’été
Sep25

Mon disparu de l’été

C’est ce qu’on aime chez Rick Mayall. Il n’a peur de rien. Il joue avec son complice, Edmonson. Il repousse la provocation à son extrême avec le salace Bottom, série au-delà du réel, sur les délires de deux chômeurs libidineux.

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Love circus, Stéphane Jarny, Folies Bergère
Sep25

Love circus, Stéphane Jarny, Folies Bergère

Après Salut les copains et Disco, Love Circus : la nouvelle comédie musicale de Stéphane Jarny s’apprête à enflammer les Folies Bergère dès le 28 octobre ! Dans le décor de la salle parisienne mythique se prépare un spectacle haut en paillettes. Sur scène, le corps de rêve de Catwoman danse avec la réplique de Shakira ou de Joséphine Baker. On retrouve les ingrédients chers à la cuisine Jarny : du plaisir, de l’énergie, de l’humour. Nouveauté : l’univers du cirque rencontre celui de la comédie musicale. Autour de personnages attachants se jouent les retrouvailles de 3 sœurs. Unies par leur passion de la musique, elles rêvent d’amour. Une chose est sûre : la voix rauque à la Garou de Maximilien Philippe va faire chavirer les cœurs. Des numéros d’acrobates se marient avec des performances vocales et des chorégraphies rythmées. Rien que l’hymne à l’amour accompagné d’un numéro de Pole dance va vous donner des frissons. Je ne vous en dis pas davantage, seize artistes de talent s’apprêtent à donner le meilleur d’eux-mêmes dès le 28 octobre. Rendez vous dans le temple de l’amour. A partir du 28 octobre 2014 aux Folies Bergères...

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World On Fire
Sep24

World On Fire

Les riffs ardents, la voix qui couine, des rythmes barricadés, tout y est pour nous faire revivre quelques moments mélomanes de l’adolescence. C’est très marrant mais surtout aucun cynisme ne transpire de ce World on Fire. Slash fatigue ses six cordes avec la même passion, le même élan: il poursuit sa quête du riff immortel, dépassant les modes et le temps.

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La Femme Léopard
Sep24

La Femme Léopard

On est dans l’époque des Zazous et de la reconstruction. Le dessin est enlevé nous faisant ressentir ce moment important de l’histoire. Les décors ne manquent pas de charme. Les auteurs regardent dans le rétroviseur de la bande dessinée et trouve un style désuet pour emmener notre jeune héros sur les traces d’une mystérieuse femme léopard…

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La grande nouvelle, mise en scène Philippe Adrien
Sep24

La grande nouvelle, mise en scène Philippe Adrien

Délire sur la scène de la Tempête avec la reprise du Malade Imaginaire à notre époque. Philippe Adrien nous offre un Malade imaginaire en prise avec son temps moderne : accaparé par les écrans dans un appartement saturé de hightech, marié à un transsexuel, guidé par l’appât du gain au risque de perdre le lien avec sa fille adolescente. Guidé par sa volonté d’afficher sa puissance éternelle, l’Argan d’aujourd’hui pioche dans les recettes des grands groupes pharmaceutiques, l’homéopathie ou la médecine traditionnelle pour trouver un remède à son mal profond : la peur de vieillir. Saturé d’information, il veut tout savoir sur les artifices au bénéfice de sa santé. La grande nouvelle de la pièce c’est la découverte scientifique permettant de vivre 1000 ans. La mise en scène originale illustre alors les contradictions intrinsèques à l’homme entre le lâcher prise et la volonté du tout contrôle, l’aspiration aux médecines douces et la foi dans les pilules miracles. Après qu’on ait salué dernièrement l’interprétation de Patrick Paroux et Pierre Lefebvre dans la très réussie École des femmes dans ce même théâtre, on réitère notre enthousiasme sur leur jeu. Patrick Paroux est parfait en Argan, obnubilé par la peur de vieillir et Pierre Lefebvre incarne un copain de sa fille puis sa sœur avec une fougue et un humour remarquable. Leur duo sur la scène de la Prostate a fait plier de rire la salle. Entre deux supers trouvailles, le texte cependant nous perd. On ne voit pas toujours où les auteurs veulent en venir. Et on se redit que finalement l’éternité à laquelle aspire Argan existe dans les œuvres originales de Molière qu’il est audacieux mais pas toujours heureux de revisiter.     Jusqu’au 12 octobre 2014 Théâtre de la Tempête à 20h ; le dimanche à...

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22 Jump Street
Sep23

22 Jump Street

Le buddy movie fonctionne. Le film assume son statut de suite en se moquant des redites. Les deux acteurs sont hilarants. La vision idéalisée de la jeunesse américaine montre que l’ensemble a de la distance avec le sujet. Le petit refrain sur l’homosexualité latente dans l’amitié viril trouve ici un puissant écho souvent burlesque.

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Fanfare
Sep23

Fanfare

Les années 70 sont à la mode. Bizarrement Jonathan Wilson reste trop méconnu. Pourtant Fanfare est une concentration de Bonnes Vibrations!

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« Mère Courage et ses enfants », Bertold Brecht
Sep22

« Mère Courage et ses enfants », Bertold Brecht

« Mère Courage et ses enfants » est une pièce emblématique de Brecht, qui a révolutionné le théâtre traditionnel dans les années cinquante; le Berliner Ensemble (la troupe créée et dirigée par Brecht à Berlin Est) s’est produit sur toutes les grandes scènes européennes avec son langage nouveau, disséminant sa différence. Entre 1947 et 1961, la comédienne Helene Weigel a interprété Mère Courage à 504 reprises! Du 17 au 26 septembre 2014, 60 après sa première parisienne, « Mère Courage » et le Berliner Ensemble retrouvent le Théâtre de la Ville, dans une mise en scène de Claus Peymann (qui dirige la compagnie depuis 1999). Le théâtre de Brecht est d’abord politique, essentiellement antifasciste. Fidèle gardien et passeur de cette tradition, Claus Peymann dit: « Le message fondamental de ce théâtre est la solidarité avec les faibles et on y démasque les puissants (…) Par exemple, avec Mère Courage, tous les spectateurs ont compris le message: qui fait commerce de la guerre paie avec la vie des enfants. Tous sont contre la guerre. La représentation terminée, les gens montent en voiture et redeviennent de très normaux petits bourgeois, militaristes, nazis, criminels… Mais l’un d’eux, peut-être, a changé de point de vue. » Est-ce-que la représentation du 20 septembre 2014 à Paris était figée dans les années 50? Oui et non… On peut penser que Brecht est manichéen, didactique, « donneur de leçon », ce qui le rendrait plutôt impopulaire aujourd’hui. Mais il a payé de sa sécurité ses prises de position au cours de sa vie, donc ce qu’il défend, ce n’est pas une simple théorie. En l’occurrence, dans « Mère Courage », si la conviction qu’il veut partager est le pacifisme, cette chère idée vaut la peine d’être clamée haut et fort aujourd’hui au moins autant que dans les années 50. Et puis, l’art de « démasquer les puissants »: n’est-ce pas l’intention de la plupart des mouvements alternatifs d’aujourd’hui ? Les altermondialistes, les « indignés », les « Colibris », Attac, ou l’organisation Avaaz, qui a mobilisé des centaines de milliers de marcheurs pour le climat, aujourd’hui-même dans plusieurs grandes villes du globe? Les luttes conscientes ont encore et toujours besoin de champions et d’éclaireurs. Et nous qui aimons le théâtre, nous avons encore besoin de Brecht, de ses grands interprètes, de ses chansons et de ses personnages charismatiques.   Le Berliner Ensemble présente 2 spectacles en ce moment au Théâtre de la Ville (en allemand, surtitré): –          « Mère Courage » du 17 au 26 septembre –          « Et le requin, il a des dents… », Chansons, poèmes et chœurs du théâtre de Bertold Brecht, les 19 et 23 septembre à 20h30   jusqu’au 26 septembre 2014 au Théâtre de la Ville texte de Bertold Brecht mise en scène par Claus Peymann, musique de Paul Dessau, par le Berliner...

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