Avec Chiwetel Ejiofor, John Cusack, Amanda Peet et Oliver Platt - Columbia - 11 novembre 2009 - 2h30
Les commentaires
roland
Le 13/11/2009
"Même pas un téton qui pointe" J'adore !
sacré Pierro !
seb
Le 14/11/2009
D'accord avec Roland, d'ailleurs, du coup, je n'irai pas voir ce film !
jacques
Le 14/11/2009
Et les costumes sont de Paco Rabanne ?
Et ta critique ?
Revoilà donc Roland le Barbare. Emmerich le destructeur. Au programme cette fois ci : la croûte terrestre nous transforme en pâté. Heureusement l’espoir fait vivre.
Roland Emmerich aime détruire la petite planète bleue. C’est ce qu’il fait depuis une quinzaine d’années avec une énergie qui force le respect. Il adore ravager les villes américaines, faire sonner les trompettes de l’héroïsme et souligner l’importance de la famille.
Tout germanique qu’il est, Emmerich est un vrai réalisateur américain. Dans 2012, il le prouve encore : la fin du Monde va tuer six milliards de personnes. Il se concentre sur une petite famille américaine où on fait attention aux fuites urinaires de la gamine de sept ans.
Toutes les victimes, finalement, serviront à souder cette famille d’abord disloquée puis convaincue de son importance. Il faut dire que la fin du Monde va les secouer. Jackson Curtis (le blasé John Cusack, toujours bon) vit séparé de son ex femme et ses deux enfants.
Il rencontre un illuminé (le bruyant Woody Harrelson) qui lui fait comprendre que Yellowstone est un supervolcan et que la côte ouest américaine va tout simplement couler.
Les plaques terrestres vont s’effondrer et provoquer des tsunamis partout sur la planète. Notre looser a quelques heures pour réunir ses proches et les emmener en Chine où une arche moderne est construite en secrète depuis 2009. Car le fou avait raison.
Los Angeles glisse dans la faille de San Andrea. Las Vegas brûle. La maison blanche se prend un porte avion de plein fouet. Rien ne va plus sur notre planète coincée dans un alignement stellaire qui agace les ondes solaires…
Les Mayas l’avaient compris. Des siècles plus tard, c’est un gentil scientifique naïf et rempli d’humanisme qui tire la sonnette d’alarme. Mais les hommes sont trop fiers. Les politiciens ne pensent qu’à leur pouvoir et les riches qu’à leurs devises. La nature va mettre un peu d’ordre là dedans.
Emmerich s’amuse beaucoup : ses précédentes apocalypses ressemblent à un concours de dominos sur TF1. Ca explose de partout. Ca explose tellement qu’on s’amuse des incohérences (l’héroïne en robe de nuit en face de l’Everest : même pas un téton qui pointe).
C’est tellement assommant que l’on ne lutte pas longtemps devant les énormités devenus les fondements du cinéma de Emmerich. Ici on appréciera l’image paternel du président des Etats Unis. Il nous fait un discours vibrant que jalouserait le président guerrier d’Independence day.
L’esprit de solidarité est célébré dans ce déluge de catastrophes. Il faut six milliards de morts pour comprendre que la cupidité et le cynisme sont de sombres idées. Les 400 000 survivants devraient retenir la leçon. La petite fille, elle, après deux heures et demi de film, ne fait plus pipi dans sa culotte. Chacun sa leçon ! La notre : Emmerich va désormais avoir du mal à se surpasser !