LA FABBRICA, Ascanio CELESTINI et Charles TORDJMAN
Jan06

LA FABBRICA, Ascanio CELESTINI et Charles TORDJMAN

Le Théâtre de la Ville choisit de débuter l’année 2010 par une adaptation de la pièce de 2001 du célèbre comédien et humoriste italien Ascanio Celestini, mise en scène par Charles Tordjman.   Comment transposer le monologue de Celestini, la récitation toute particulière de ce jeune artiste italien, pour le rendre accessible au public français ? Comment adapter en France le style mordant d’Ascanio Clestini qui, depuis une dizaine d’année, raconte l’Histoire de l’Italie à travers des dialogues de la vie quotidienne, à travers un langage populaire et un accent romain très caractéristique et qui, la plupart du temps, ne remplit la scène presque nue que par l’éloquence de sa voix et de son visage, par le rythme infatigable de ses phrases ?   Si Celestini a conçu La Fabbrica comme un flux irrépressible d’où prennent forme et consistance les différents personnages de l’usine, leurs vicissitudes et leurs sentiments, Charles Tordjman, en accord avec le comédien italien, a choisi de confier la récitation du monologue en alternance par Agnès Sourdillon et Serge Maggiani et de les faire accompagner sur scène par la chanteuse Giovanna Marini qui, avec trois autres choristes, interprète en italien des chants traditionnels et d’autres écrits de Celestini et Marini eux-mêmes.   Cette interaction entre plusieurs présences sur scène se révèle une bonne solution d’adaptation de la pièce italienne. La multiplicité des voix, le ton décalé et naïf de Sourdillon et Maggiani, la poésie et la force des chanteurs sur scène donnent vie à une pièce à la fois ironique et lyrique dans laquelle la narration se développe à un rythme soutenu et, par la description de la vie quotidienne et des luttes d’usine, rend tangible l’Histoire de l’Italie du début du XXe siècle jusqu’aux années 70, en passant notamment par les deux guerres et l’époque fasciste.   Bien que le ton général trahisse légèrement le style de Celestini en devenant parfois trop pathétique et les chants trop prépondérants par rapport à la narration des comédiens, l’adaptation française de La Fabbrica se révèle tout à fait réussie.   http://www.theatredelaville-paris.com/spectacle-la-fabbrica-131   Gloria Morano © Etat-critique.com –...

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Ecoute s’il pleut – MELISSMELL – (Discograph – 2010)
Jan04

Ecoute s’il pleut – MELISSMELL – (Discograph – 2010)

Melissmell nous offre une belle occasion d’espérer et de croire en 2011. Le souffle rock qui souffle dans cet album vient de donner naissance à une étonnante voix. Melissmell a une voix. Une voix rauque d’écorchée capable d’aller rapidement se percher dans les octaves. La force est là, c’est indéniable. Alors quand elle ouvre l’album avec Aux armes, on en prend plein les oreilles en se disant qu’une Cantat au féminin est en train de voir le jour. Le titre a les boucles d’un tube et la hargne du moment. Ca sent bon le succès. Je me souviens confirme les premières impressions. Une ode rock nostalgique à Maman. Mais quand vient Ecoute s’il pleut et son premier couplet chanté avec une douceur toute en retenue, on se dit que le potentiel est énorme et laisse entrevoir de belles perspectives à condition de prendre des risques. Entre chanson réaliste et rock français, Melissmell nous fait du bien à de nombreux moments de l’album. Si la production est plutôt bien faite on regrettera que celle-ci l’emmène parfois dans des dédales pop qui perdent un peu la voix en chemin (Les enfants de la crise). On ne s’y trompe pas, c’est dans le rock que Melissmell dégage le plus d’énergie et est la plus convaincante. L’album donne envie de la voir sur scène et c’est une première réussite. On espère juste que la jeunesse de l’écriture et ce soutien prod ne l’emmèneront pas dans une caricature à la Saez et que ceux qui l’entourent lui laisseront prendre le risque de se brûler les ailes au soleil du rock français avec une chanson colérique. « Viens viens » comme dirait Melissmell. Laissez-là venir et parions que l’artiste fera un long chemin où le cri des mots pourra prendre une place légitime et impertinente. Un cri qu’on espèrera libre comme dans Sens ma fatigue, rêveur comme dans Plutôt rêver. L’objectif de ce premier album est atteint, montrer toutes les possibilités d’une artiste qui a une énergie évidente à encourager. A suivre. Melissmell – "Aux Armes" [Official Video] par Discograph   MELISSMELL : Aux armes ! -Acoustique… par...

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