1er avril

1er avril

 
Un cocktail surprenant et séduisant mais, peut-être, un peu trop décousu
 
La mise en scène vaut le détour. Yves-Noël Genod, Philippe Gladieux et Benoît Pelé célèbrent et subliment le théâtre des Bouffes du Nord grâce, notamment, à la lumière, magnifiquement instrumentée. Passant du noir profond à des éclairages subtils, d’airs d’opéra à François Valéry, ils rendent toute sa grandeur à la salle, particulièrement, à son plafond en coupole, et en font ressortir une force presque religieuse ou mystique. Les acteurs, ensuite, aux talents divers, chanteurs lyriques, musiciens, danseurs, poseurs, séduisent, chacun dans leur genre. On apprécie aussi l’humour, omniprésent, que ce soit dans l’incongruité des situations ou dans la folie généralisée du spectacle. Eloge de l’originalité, obsession de surprendre, présentés comme remparts contre le fatalisme de se savoir irrémédiablement périssables. Une pensée qu’Yves-Noël Genod partage avec Cioran dont il nous délecte d’une lecture savoureuse.
 
«1er avril» est donc une découverte. Originale, intéressante et séduisante, même si on regrette de ne pas trop comprendre où elle nous mène. Mais sûrement est-ce l’intention, surtout, un soir de 1er avril. 

 

 
Mise en scène et scénographie de Yves-Noël Genod
Au Théâtre des Bouffes du Nord, jusqu’au 12 avril 2014, à 21h

Auteur: Louise D.

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