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Jeudi 23 Février 2012Cinéma

 127 heures

127 heures

Danny BOYLE

Avec James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara et Clemence Poesy - Pathé - 23 février 2011 - 1h34

Les commentaires

matt

Le 03/03/2011

Je trouve pour ma part que les effets grand spectacle de boyle (un peu too mutch certes (cf: la scene de l'orage)) ont tout de même le mérite de nous faire souffler.
c'est un bon contrepoint à la pression inhérente à l'isolement et l’inéluctabilité du sort de Aaron magnifiquement interprété par James Franco!.

Et ta critique ?




Grosse bouillie filmique pour une histoire séche et dure, 127 heures décoit. A part son comédien principal!


C’est une histoire vraie. Banale et terrifiante. Ingénieur, passionné d’alpinisme, Aaron Ralston s’offre un week end dans le canyon Blue John de l’Utah. Il s’amuse comme un petit fou, profitant de cette parenthèse sauvage pour décompresser. Il sympathise avec deux randonneuses. Il leur fait découvrir les secrets du lieu. Ils se donnent rendez vous pour une fête.

Il poursuit sa balade et dans une crevasse, glisse sur un caillou. Il se retrouve coincé, le bras sous une pierre, au milieu de nulle part. Sans téléphone, armé d’un canif et d’une gourde, le malheureux restera 6 jours et 5 nuits, immobilisé…

Le pari pour Danny Boyle est donc de nous faire goûter à la grande détresse et la solitude d’Aaron. Armé de mille et une caméras, il ne laisse pas le temps de souffler au spectateur. Les angles se démultiplient sans arrêt. Le film, comme d’habitude avec Danny Boyle, est un patchwork d’images, rapide et esthétisant (comme d'habitude chez Boyle, la bande son est pas mal du tout).

Un peu trop si l’on se met à la place de cet alpiniste, réduit à un geste insensé pour se tirer d’affaire. C’est un étrange survival, gavé d’effets. Un peu trop d’ailleurs. Le choix du dépouillement semblait plus judicieux. Ici, on se fatigue vite les yeux à cause des mille et une idées de Boyle pour transformer l’isolement d’Aaron en spectacle racé !

Heureusement il y a la performance de James Franco. La solitude du personnage lui permet une composition impressionnante, perdu au milieu du désert entre ses confessions et ses hallucinations. La fin du fim lui permet une performance physique qui pourrait rester dans les mêmoires.

Avant cela, la tambouille visuelle de Boyle nous empêche de pénétrer totalement dans les angoisses du pauvre héros. On regrette que cette promenade se soit dérouler dans de telles conditions.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 25/02/2011