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Vendredi 18 Mai 2012Cinéma

 10 000

10 000

Roland EMMERICH

Avec Cliff Curtis, Camilla Belle, Steven Strait et Joel Fry - Warner bros – 2008

Et ta critique ?




Ton père est un voleur. Il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux. Voilà comment on drague durant la Préhistoire. C’est avec autant de nuance que Roland Emmerich rate son cours d’histoire.


Roland Emmerich est un cinéaste aussi douteux que sympathique. Son énergie à en faire des tonnes est aussi réjouissante que le résultat est bien souvent un gros machin sans forme et caricatural.

Avec 10 000, il enfonce le clou jusqu’à se crucifier sur l’autel du Nanar légendaire. Cela commence donc par une séance de drague en peau de bêtes. Deleh est un chasseur courageux mais un vrai petit minet devant Elovet, jolie ancêtre qui maîtrise parfaitement l’anglais.

Ils s’aiment devant un magnifique fond vert mal incrusté qui représente les terres vierges 10 000 avant notre arrivée sur la Terre. Deleh chasse donc le mammouth avec ses camarades de tribu. On les reconnaît car ils ont tous une serpillière sur la tête. Très sexy.

Pendant qu’ils taquinent le mammouth, la jolie anglophone se fait kidnapper par des chevaliers d’une autre époque. Deleh se met en route pour retrouver sa bien aimée.

Il sera poursuivi par un poulet géant. Il fera copain copain avec un tigre aux dents longues. Puis il affrontera des méchants qui imitent ceux de Stargate.

Comme c’est américain, il y a un petit couplet sur la liberté mais autrement on est dans le spectacle plus absurde du moment. Emmerich est en roue libre et se permet tous les raccourcis les plus grotesques. C’est hilarant comme c’est agaçant. D’autant que Le jour d’après faisait preuve de quelques qualités inattendus chez le réalisateur.

Après 10 000, il revient à ses premiers amours : la fin du Monde. Elle est prévue dans et pour 2012. On a hâte de retrouver le Emmerich qu’on aime.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 30/10/2009